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ASSEMBLEE NATIONALE> Présentation des rapports des descentes sur terrain

Le centre d’épuration des eaux usées de Buterere menacé par l’attribution des parcelles

00aze1La station de pompage des eaux usées vers le centre de traitement de Buterere est en panne depuis un certain temps à la suite de l’arrêt du système de pompage, cela a pour conséquence que les eaux usées se déversent directement dans le lac Tanganyika. Cela a été dit par le député Bernard Ndayisenga, président de la commission de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, de développement communal et des travaux publics, le jeudi 16 février 2017, lors de la présentation des rapports effectués sur terrain par les députés membres de la commission.

L’objectif des descentes effectuées en mairie de Bujumbura en novembre 2016 était de se rendre compte de l’état d’assainissement de la ville de Bujumbura et de la protection du littoral de la rivière Ntahangwa pour agir en conséquence. Lors de ces descentes, le président de la commission fait savoir que les usines comme Afritan, Afritextile et Setemu ont été visitées.
Au sein de l’Afritan, le directeur général de l’usine a indique à la commission que la canalisation des eaux usées est raccordée au canaux de services techniques municipaux (Setemu), chargés entre autres, de la collecte, de la gestion et de l’évacuation des déchets ménagers et industriels en provenance de différents quartiers de la ville de Bujumbura vers le centre de traitement de Buterere. Il a indiqué que l’usine a un contrat avec la Setemu et déplore le fait que la station de pompage des eaux usées vers le centre de traitement de Buterere est en panne depuis un certain temps à la suite de l’arrêt du système de pompage.
A l’usine Afritextile (ex Cotebu), la commission a visité les lieux d’évacuation, les infrastructures et les machines y affectées. Là aussi, le système d’évacuation, selon les informations fournies à la commission, est raccordé aux égouts des Setemu. Les eaux usées après prétraitement sont directement acheminées vers le centre d’épuration de Buterere sans transiter par le lieu de pompage.

Les égouts publics sont presque tous bouchés.
A la Setemu, le directeur général a indiqué que ces services ont vu le jour en 1983 pour appuyer techniquement à l’assainissement de la ville, l’évacuation des eaux usées ainsi que l’entretien et la réhabilitation des routes. Ces services font face aux défis des revenus qui ne sont pas réguliers et sûrs. Il s’agit également des infrastructures techniques et matérielles connexes qui sont vétustes.
Le centre d’épuration de Buterere a été conçu pour accueillir 45 000 mettres cubes des eaux usées mais aujourd’hui, selon le rapport des députés, il n’accueil que 10 000 mettre cubes soit 25% de l’exploitation totale parce que ces égouts publics sont presque tous bouchés. L’exploitation en parcelles du terrain réservé à l’extension du centre d’épuration des eaux usées par des personnes privées a été évoquée. Selon le rapport, le problème est grave vu que les constructions atteignent les lits de séchage alors que ces derniers dégagent des odeurs nauséabondes.
Entre autres recommandations, sur ce chapitre, les députés membres de la commission ayant l’environnement dans ses attributions ont demandé d’allouer un budget suffisant afin que les Setemu puissent bien assurer leur mission. Ils ont également recommandé d’ériger des centres de transit des eaux usées dans les nouveaux quartiers.

La production de la saison culturale A, a été perturbée.
Les députés membres de la commission de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, du développement communal et des travaux publics, ont, dans le domaine de l’agriculture, visité plusieurs provinces du pays. Le député Reverien Nzigamasabo, vice président de la commission, a indiqué que le projet visant à faciliter l’accès à l’engrais chimique à la population a été bénéfique. La production s’est accrut bien que la croissance démographique reste un défi, surtout dans les provinces du nord du pays.
Il a indiqué que la saison culturale A, n’a pas été comme prévu suite aux aléas climatiques. La pluie n’a pas été régulière et parfois elle a été accompagnée par des intempéries qui ont provoqué la destruction des champs et cultures. Il a indiqué que les conséquences de la sécheresse sont entre autres la faim due au retard de la récolte, la monté des prix des denrées alimentaires sur les marchés, la destruction des champs des marais, les maladies provoquées par la malnutrition et autres.

L’accès à l’engrais chimique reste problématique
L’engrais chimique a été disponible à temps et bien distribué par endroit, a dit le vice-président de la commission ayant l’agriculture dans ses attributions. En province de Bubanza, il a été signalé que les responsables n’ont pas permis que l’engrais parvienne à la population. En province Cibitoke l’engrais chimique n’est pas arrivé à destination. En province de Ngozi, le rapport indique que l’engrais qui a été distribué a diminué par rapport aux années antérieures. Cela a été dû aux faibles moyens de la population qui n’a pas été à mesure de se payer un sac de 25 kg d’engrais. Par rapport à l’avance qui n’est pas remboursable à la population qui ne parvient pas à payer la totalité du prix d’un sac d’engrais, Pascal Nyabenda suggère que le contenu d’un sac soit ramené au pouvoir d’achat de la population. Ainsi, des sacs de 5, 10 et 15 kg pourraient répondre aux besoins de ce qui ont des faibles revenus et ainsi rendre l’engrais chimique accessible à tous. En attendant que des sacs d’engrais de 5 à 15 kg soient envisagés, le député Adolphe Mbonimpa propose que la population puisse se regrouper par équipe selon les besoins afin d’éviter le défaut de paiement à l’arrivée des intrants.
Par contre la demande a été grande en province de Kayanza. Le rapport indique que les commerçants achètent ce produit pour le revendre à ceux qui n’ont pas pu acheter un sac de 25 kg.
Concernant les plants de patate douce, Pascal Nyabenda président de la chambre basse du parlement, a demandé qu’il y ait concertation des autorités pour que les provinces qui accusent un manque soient épaulées par d’autres qui ont ces plants en suffisance. « Si c’est nécessaire, ces plants pourront provenir de l’étranger car la patate douce contribue énormément dans la l’alimentation des Burundais », a souligné M. Nyabenda.

Une nouvelle espèce de charançons a attaqué les plants de maïs
A la question des pesticides, le président de l’assemblée nationale indique qu’il y aurait eu négligence, ou lenteur des procédures de passation du marché car la rupture des stocks est difficilement compréhensible quand il s’agit du domaine clé de la vie du pays comme l’agriculture. Point de vue que ne partage pas le député Adolphe Mbonimpa.. Celui-ci a indiqué que les charançons s’attaquent à la tige au moment où à l’accoutumé seuls les fruits étaient attaqués. « C’est pour cela qu’ils ont été obligés de commander d’autres pesticides mais il n’y a pas eu de rupture de stock », a-t-il indiqué.

« Le café, principale source des devises pour le pays »
« Le café est la principale source des devises pour le pays au moment où les ressources minières ne sont pas encore exploitées », a dit M. Nyabenda. La libéralisation de ce produit a entrainé la démotivation de la population vue le désordre enregistré dans le paiement des agriculteurs. L’usage du fumier organique à base des excréments humains a été évoqué par certains députés comme étant une meilleure façon de répondre à la cherté des engrais chimiques. D’autres ont proposé l’exonération des pompes à eau afin de permettre l’arrosage des cultures pendant la pénurie des pluies et la saison sèche.

Charles Makoto



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