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ASSEMBLEE NATIONALE> Présentation du rapport d’une descente sur terrain par la commission en charge de l’Education

Se rendre compte de la mise en application des différentes réformes en cours dans l’enseignement supérieur

0000aaA l’Assemblée nationale, la commission de l’éducation, de la jeunesse, des sports et loisirs, de la culture et de la communication, a présenté le mercredi 15 février 2017, le rapport d’une descente sur terrain effectuée dans les différentes universités. Le but de la descente était de se rendre compte de l’état des lieux de la mise en application des réformes au niveau de l’enseignement supérieur.
Conformément aux articles 201 et 202 de la Constitution du Burundi, l’Assemblée nationale dispose la prérogative de procéder au contrôle de l’action gouvernementale. C’est dans cette optique que la commission ci-haut citée a effectué en dates du 7 , 8 et 9 décembre 2016 une descente sur terrain dans les différentes universités.
Selon la présidente de la commission, Gloriose Nimenya qui a présenté le rapport, les institutions d’enseignement supérieur et universitaire publiques ou privées visitées ont les autorisations d’ouverture et les agréments. Dans la plupart des universités, le constat a été que l’évolution des inscriptions durant les trois dernières années académiques a connu une nette augmentation. Néanmoins, il y a d’autres établissements d’enseignement supérieur qui ont vu les effectifs sensiblement diminuer, a fait savoir Mme Nimenya. Les raisons majeures de cette diminution sont entre autres la pauvreté qui s’observe dans le pays, le nombre des universités qui ne cesse d’accroître à l’intérieur du pays, la situation sécuritaire qui a prévalu en mairie de Bujumbura, etc.
Comparativement au BMD (Bachelier-Mastère –Doctorat) et à l’ancien système, Mme Nimenya a indiqué que certaines universités comme l’Université polytechnique de Gitega (UPG) ont ouvert leurs portes avec le BMD. Mais d’autres combinent les deux systèmes. Suite à l’introduction de ce nouveau système de BMD, les professeurs et les étudiants souhaiteraient avoir un temps additionnel pour pouvoir finaliser les travaux de fin d’études du programme de l’ancien système, a-t-elle dit.

Les défis relevés par les différentes personnalités rencontrées.
Mme Nimenya a fait savoir que toutes les universités ont des défis semblables. A titre illustratif, toutes les universités visitées connaissent des effectifs inférieurs à leur capacité d’accueil, de telle manière que certaines facultés ont arrêté temporairement les cours faute de candidats. Le décalage entre la proclamation des résultats de l’examen d’Etat et la période des inscriptions dans les universités privées perturbe la date de la rentrée académique. A l’université du Burundi, les lauréats de la Faculté des lettres et sciences humaines, dans les départements d’Histoire et de Géographie qui ne font pas partie des facultés de l’ENS et de l’IPA ne sont pas éligibles au recrutement pour l’enseignement au secondaire, etc.
Pour clore, Mme Nimenya a fait entendre que, malgré des efforts remarquables qui ont été fournis pour faire les réformes éducatives au Burundi selon le processus de Bologne, des ajustements laissent à désirer pour permettre à nos lauréats d’être compétitifs sur le marché du travail. Pour toutes les questions auxquelles les députés n’ont pas eu d’éclaircissements, le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a promis d’appeler d’ici peu de jours la ministre en charge de l’éducation afin qu’elle donne la lumière.
Martin Karabagega

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