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Editorial > Face à nos détracteurs : vigilance, sérénité et mobilisation

Le peuple burundais ne se lassera jamais d’exprimer de vive voix sa colère contre ses détracteurs quels qu’ils soient et où qu’ils soient. Samedi dernier, il s’est encore une fois levé comme un seul homme pour dénoncer les rapports mensongers et insultants produits par des experts onusiens en matière des droits de l’Homme et par certaines ONG comme Human Rights Watch, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme, la Ligue Iteka sans oublier la Résolution 2017/2508 du Parlement européen du 19 janvier 2017 alléguant la poursuite de prétendues « violations des droits de l’Homme au Burundi ». Samedi dernier donc, homme, femmes, jeunes et vieux s’étaient donné rendez-vous aux chefs-lieux de leurs entités administratives respectives pour dénoncer à travers des marche-manifestations pacifiques, des rapports biaisés qui ne s’inscrivent que dans le cadre d’un regain d’une campagne active de diffamation menée par les détracteurs des institutions républicaines et du peuple burundais qui les a élues dans le cadre des élections démocratiques, transparentes et apaisées.

Choisir le moment où la paix et la sécurité règnent dans tout le pays, où les droits de l’Homme ne sont pas bafoués pour déformer la vérité et accuser notre pays de tous les maux, c’est commettre le pire des crimes. Est-il besoin de souligner qu’il s’agit là d’un acte lâche qu’aucun prétexte ne peut justifier, qu’aucune revendication ne saurait excuser ? Que peuvent vouloir rechercher ces gens ou ces pays en déphasage total par rapport à l’évolution positive de la situation politico-sécuritaire qui s’observe dans tout le pays ? D’éminentes personnalités qui ont visité notre pays en 2016 peuvent témoigner. Il s’agit de cinq chefs d’Etat et de Gouvernement mandatés par l’Union africaine, des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, de l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, du facilitateur dans le dialogue inter-burundais l’ancien Président tanzanien Benjamain William Mkapa et tout récemment, du Commissaire paix et sécurité de l’Union africaine.
Face aux dangers qui guettent sa stabilité, trois mots conviennent bien pour qualifier l’attitude qui doit être celle du peuple burundais : vigilance, sérénité et mobilisation. Vigilance, sérénité et mobilisation qu’il faudra conforter par des actions concrètes progressivement approfondies et étendues comme les marche-manifestations pacifiques auxquelles les Burundais répondent massivement, volontairement et spontanément, tellement est grande leur colère face aux actes de manipulation, de désinformation, de diffamation, de provocation, d’agression et de harcèlement dont ils sont victimes. La vigilance, la sérénité et la mobilisation constituent la meilleure des voies valable à suivre pour décourager ces gens qui font la honte de ceux qui les mandatent. Ont-ils oublié que la vérité finit toujours par triompher et qu’à force de mentir on finit toujours par être découvert en perdant toute crédibilité ?
Vigilants, sereins et mobilisés, nous viendrons à bout de nos déstabilisateurs qui nous rappellent étrangement ceux d’hier. Nous avons encore en mémoire cette triste période coloniale où les colons administraient à la population de fortes doses de somnifères. Ils étaient tellement riches mais aussi tellement méchants qu’ils pouvaient de ce fait dispenser à profusion ces médicaments et autres tranquillisants afin de nous endormir. Aujourd’hui, cette thérapeutique ne peut plus tromper personne. Le peuple burundais est aujourd’hui un peuple mûr qui sait séparer le bon grain de l’ivraie, un peuple éveillé, un peuple conscient de l’urgence à apporter des solutions aux situations qui constituent l’obstacle principal sur la voie de l’unité, de la paix et du développement ainsi que le risque majeur de toute escalade déstabilisatrice dans notre pays. Nous nous comptons par millions à être d’accord qu’il y a urgence, et par conséquent nécessité de mettre à profit toutes les chances qui s’offrent à nous pour engager notre pays sur la voie du progrès, dans la paix, l’unité et la démocratie. C’est là une entreprise de lutte commune qui ne manquera pas de surprendre les ennemis de notre pays dont les stratagèmes sont aujourd’hui connus de tous.
Ce qui, hier, n’était qu’un vœu doit aujourd’hui prendre forme. C’est le souhait au fond du cœur de chaque Burundais épris de paix et d’amour pour son pays. Les obstacles dressés sur notre route seront franchis, car personne, nous disons bien personne, n’est prêt à revenir en arrière.

Louis Kamwenubusa

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