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ABEJ> Inscription des jeunes diplômés pour obtenir un stage de premier emploi

Une des solutions pour les aider à se familiariser avec le travail

 

DSC 0619L’Agence burundaise pour l’emploi des jeunes au Burundi (Abej) a organisé du 9 janvier au 10 févier 2017, une inscription des jeunes diplômés du niveau A2 et au-delà pour obtenir un stage de premier emploi. Et selon Justin Bigirimana, ce stage est l’une des solutions pour aider les jeunes diplômés à se familiariser avec le travail et aussi avoir de l’emploi.

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, Justin Bigirimana, conseiller de l’administrateur directeur général de l’Abej a d’abord indiqué que ladite agence a été créée en 2010 par le décret présidentiel suite aux recommandations issues du Forum national des jeunes qui s’est déroulé dans la province de Gitega, en 2006. M. Bigirimana a ajouté que le gouvernement du Burundi l’a mise en place dans le but de venir en aide aux jeunes burundais diplômés afin qu’ils puissent avoir de l’expérience du travail et trouver de l’emploi dans n’importe quel service. « Et parmi les missions de l’Abej, l’octroi d’un stage de premier emploi aux jeunes diplômés de niveau A2 et au-delà vient en premier lieu », a précisé M. Bigirimana. Ce stage permet à ces jeunes d’avoir de l’expérience dans les différents domaines qui correspondent aux profils de leurs formations secondaires ou universitaires.

Faire face aux problèmes d’expérience de travail

« Ce genre de stage a commencé depuis 2010 avec deux cent jeunes et chaque la loi des finances prévoit le budget pour cette activité, lequel budget est destiné au frais de déplacement de ces jeunes stagiaires », a informé M. Bigirimana. Ce dernier a signalé que chaque année, l’effectif des jeunes varie proportionnellement avec le budget que la loi des finances affecte à cette activité. « Mais avec deux soixante six jeunes qui ont bénéficié du stage en 2016, nous espérons que même cette année le nombre sera revu à la hausse ». M. Bigirimana a également affirmé que ce stage est venu comme l’une des solutions pour aider les jeunes diplômés à avoir de l’emploi parce que dans les appels d’offres pour le recrutement, on y trouve toujours la mention expérience de travail de tel nombre d’années. « Donc, ces six mois de stage accompagnés d’un certificat de formation leur permettront de se familiariser avec le travail et d’approfondir les connaissances qu’ils ont acquises sur le banc de l’école afin d’être compétitifs sur le marché de travail, a expliqué M. Bigirimana. Et l’expérience a déjà montré qu’au bout de ce stage, les jeunes ressortissent dans une entreprise ou institutions avec plus d’expérience.

Un gros avantage pour les jeunes bénéficiaires de ce stage

« Comme c’est l’Abej qui assure le suivi régulier de ces jeunes, à la fin du stage, la majorité d’entre eux ont la possibilité d’être retenus dans les entreprises où ils exercent les stages. L’autre avantage est que beaucoup d’ONGs et entreprises, quand il s’agit de recruter des nouveaux employés, s’adressent à l’Abej pour leur donner les listes des jeunes qui sont passés par ce stage.
Donc c’est une aubaine pour les bénéficiaires», a-t-il mentionné. Il a dit qu’en plus des certificats qu’on octroie à ces jeunes après le stage, un plaidoyer est déjà mis en place pour sensibiliser tous les employeurs afin qu’ils aient une conscience de retenir ces jeunes qui ont passé six mois à se familiariser avec le travail. «Et cela a commencé à produire des cas positifs parce qu’il y a des jeunes qui viennent nous témoigner qu’après le stage ils ont été recruté dans les entreprises où ils ont exercé leurs stages, a ajouté M.Bigirimana.

Maximiser les chances dans tous les secteurs ponctuels

M. Bigirimana a également informé qu’en plus de ce stage, l’Abej prévoit chaque année de maximiser la chance pour ces jeunes en leur offrant des formations de renforcement des capacités dans les secteurs ponctuels de la vie du pays. A cela, il a cité les secteurs comme l’hôtellerie, le tourisme et d’autres. La sélection de jeunes qui bénéficient de ce genre de formation au niveau provincial se fait par une délégation de pouvoir aux responsables provinciaux.

Avit Ndayiragije

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