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POINT DE VUE> Système éducatif burundais

Le système éducatif burundais a inclu la  formation professionnelle. Selon Vital Mpebera, écrivain et politicien qui s’intéresse aux questions de société, il est sage que les jeunes préparent leur avenir étant encore à l’école. Le « Learning by doing » est un système qu’il souhaite voir promu dans le système éducatif burundais.vital1

Dans un  entretien, nous accordé récemment, notre interlocuteur rappelle que ce ne sont pas tous les enfants qui commencent l’école à 7ans. Certains la commencent avant cet âge, d’autres après. Ce qui veut dire que le facteur âge va beaucoup jouer sur la professionnalisation du jeune. En effet, dire que le jeune va terminer ses études et attendre qu’il ait 5 ans d’expérience dans un domaine dans lequel il doit d’abord faire des stages est un grand défi. « La fille aura déjà l’âge de se marier », dit-il. C’est pourquoi notre interlocuteur recommande que les élèves, tout en étant à l’école, s’occupent à mettre en application ce qu’ils sont en train d’étudier obtenant ainsi de l’expérience dans leur domaine.

La professionnalisation dans les écoles

Cela pourrait se faire en commençant par engager ces élèves ou étudiants dans divers domaines professionnels. Ainsi, à la fin de leurs études, ils sont  exemptés de l’exigence relative à l’expérience faisant parfois défaut car ils l’auront déjà acquise M. Mpebera indique qu’il faut promouvoir la professionnalisation dans les écoles. « Les temps sont révolus. Les réalités ont changé. Les jeunes devraient sortir étant bien outillés pour faire face au chômage qui les hantent ». Cela les aiderait à se créer facilement  de l’emploi sans devoir attendre d’être recrutées par l’Etat. Les entreprises auront une main d’œuvre qualifiée car ces jeunes en commençant le travail ne feront que poursuivre ce qu’ils auront déjà commencé. Le travail ne sera pas nouveau pour eux.  Certaines écoles aident leurs élèves à bénéficier des stages après les études. D’autres n’en ont pas la capacité. C’est dans ce contexte que Vital Mpebera recommande que l’Etat mette à la disposition de ces jeunes des centres de formation ou qu’il sensibilise ceux déjà existants sur l’accueil de ces jeunes pendant qu’ils font encore leurs études.

Blandine Niyongere

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