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UNIPROBA> La nomination d’une ministre Mutwa

La nomination d’Imelde Sabushimike issue de la communauté batwa au poste du ministre de la Solidarité nationale, des affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre poussera les enfants Batwa à étudier davantage. Cela ressort d’un entretien  accordé par Désiré Hatungimana, étudiant  à « Africa university of Zimbabwe », le mercredi 8 juillet 2020.mutwa1

M. Hatungimana lui-même de la Communauté Batwa encourage les enfants autochtones à ne pas croiser les bras et à comprendre que la scolarisation est la clé du développement. Il réaffirme que la nomination d’Imelde Sabushimike n’est qu’un point de départ qui permettra aux Batwa de comprendre que rien n’est impossible. « Je pense qu’il ne faut pas étudier pour avoir seulement des ministres. Il faut qu’ils aient une vision d’avoir un président Mutwa ». Les Batwa avancent certains obstacles qui expliquent pour quoi ils abandonnent  l’école. Parmi ces raisons figurent notamment la pauvreté au sein des familles, le manque de matériel scolaire et la famine. Cependant, M. Hatungimana rejette ces arguments traditionnellement évoqués pour expliquer la non scolarisation des Batwa au Burundi. « Si nous avons réussi à étudier, est-ce parce que nos familles étaient riches? », s’interroge-t-il. Pour lui, il faut que les Batwa aient la volonté et la vision pour pouvoir évoluer.

Servir de leçon aux nouvelles générations

Pour cet étudiant, le passé malheureux des Batwa du Burundi  devrait servir de leçon aux nouvelles générations Batwa afin d’avancer au lieu de faire  marche arrière. « Il y a des enfants Batwa qui abandonnent l’école à cause de leur mauvaise foie », informe-t-il.

Changer de mentalité

Quant à Emmanuel Nengo, président de l’Uniproba (Unissons-nous pour la promotion des Batwa), il appelle et encourage les Batwa à changer de mentalité et à étudier. « C’est pour que dans l’avenir ces enfants puissent contribuer eux aussi au développement du pays », indique-t-il.  M. Nengo ajoute enfin que des campagnes de sensibilisations sont organisées depuis  belle lurette pour éveiller les Batwa à aimer l’école.La communauté Batwa représente quelque 1% de la population burundaise

        Moïse Nkurunziza

 

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