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ART>L’art du stylo à bille

La pratique de l’art du stylo à bille est l’un des types d’œuvres d’art les plus excitants qui soient réalisés aujourd’hui. C’est une invention relativement nouvelle, tout bien considéré, ce qui signifie que c’est une réelle possibilité pour un artiste de créer un type d’art de stylo que personne n’a pensé à essayer au paravent.

Dans un entretien accordé au journal Le Renouveau le mardi 9 juin 2020, un jeune artiste natif de la province de Cankuzo, Brice Perceval Bankura, qui pratique l’art du stylo à bille nous a dit que ce type d’art implique l’utilisation d’un stylo à bille que tout le monde connait et que le résultat est extrêmement magnifique. Un nombre supplémentaire d’artistes dans le monde utilise également des stylos à bille dans le cadre de leur production mais, au Burundi, ce type d’art est relativement nouveau. M.Bankura affirme que depuis peu de temps, quelques artistes ont essayé d’adopter ce type d’art mais que ce dernier n’a pas encore évolué.Ce jeune artiste nous a indiqué qu’il a commencé a développer ce talent depuis l’âge de 7 ans quand il était en 3ème année primaire. Il passait son temps à griffonner sur du papier et parfois sur des dossiers en essayant d’imiter les dessins qu’il voyait en classe, sur des cahiers et des livres. Il avait soif de produire exactement les mêmes images. « Je ne réussissais pas à 100% mais j’essayais quand même », explique-t-il. C’est comme cela qu’il a réalisé qu’il avait un talent même si il a été bloqué  par ses parents qui lui interdisaient  de développer ce talent avant de finir ses études étant donné que cela l’empêchait de suivre en classe .Aujourd’hui ,il est libre de faire briller le trésor qu’il a caché pendant plusieurs années et chaque jour il voit du progrès dans ses dessins.Selon toujours M.Bankura , l’art du stylo à bille peut bien aider l’artiste à assurer certains besoins financiers. Il a beaucoup d’œuvres qu’il a vendues et cet argent l’aide à satisfaire  certains de ses besoins. A part lui, il a une vision de promouvoir l’art burundais et de donner du savoir aux autres jeunes talentueux.

GRATIELLA IRAKOZE (stagiaire)



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