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Dans le but de limiter les conflits familiaux ainsi que de renforcer la cohésion sociale et les droits des personnes et des familles, le gouvernement du Burundi a adopté une loi régissant les droits des personnes et familles au Burundi. Selon le chef de

Depuis la fin des dérogations accordées par feu président de la république du Burundi Pierre Nkurunziza sur la légalisation des mariages et l’enregistrement des naissances à l’Etat civil, le nombre de couples qui légalisent leurs mariages a diminué un peu tandis que celui d’enregistrement des enfants ne cesse d’augmenter. Cela ressort d’un entretien  avec Jean Paul Nsekera, agent de l’Etat civil en zone urbaine de Cibitoke.cibitoke

Selon l’agent de l’Etat civil de la zone urbaine de Cibitoke en mairie de Bujumbura, M. Nsekera, le nombre de couples qui viennent légaliser leurs mariages a chuté un peu durant ces jours. En effet, ils recevaient un grand nombre de couples pendant la période de déroga   :lion que feu président de la république du Burundi Pierre Nkurunziza avait accordée à la population afin qu’elle puisse fonder des mariages légales.  Ce qui n’est pas le cas actuellement. Par contre, les parents viennent aujourd’hui nombreux pour faire enregistrer leurs enfants même après la dérogation.D’après M. Nsekera, la décision prise par le gouvernement de présenter l’attestation de naissance pour avoir accès à la gratuité des soins médicaux et de la scolarité pour les enfants, a incité les gens à prendre au sérieux l’enregistrement des enfants à l’Etat civil. « Si un enfant est né, ses parents se précipitent avant tout pour se présenter à la zone afin de faire enregistrer leur enfant à l’Etat-civil de peur d’avoir des problèmes qui peuvent en découler s’ils ne l’ont pas fait dans les délais », fait-il observer. D’après M. Nsekera, l’enregistrement d’un enfant à l’Etat civil est une chose inévitable.  être soigné à 1009 parce que ses parents ont des moyens, s’il n’a pas été enregitré à l’Etat-civil sera bloqué à la fin de ses études et n’aura pas droit au diplôme. Tout cela fait que les parents répondent massivement à l’enregistrement de leurs enfants à l’Etat civil.

Ceux qui contractent leur mariage viennent nombreux

M. Nsekera indique que certains habitants ignorent encore le rôle de légaliser le mariage. Même pendant la période de dérogation, certains le faisaient de peur de subir des sanctions qui pourraient être prises à l’endroit des couples qui seraient dans  l’illégalité. Heureusement que le gouvernement a exigé la présentation de l’attestation de mariage pour  bénéficier de la gratuité des soins et de l’accouchement pour les femmes enceintes, le pire serait arrivé. M. Nsekera fait savoir qu’ils recevaient plus de trente couples par semaine qui venaient légaliser leurs mariages pendant la période de dérogation, mais aujourd’hui, le nombre est très réduit. « Seul les jeunes couples qui se préparent à fonder leurs foyers viennent nombreux. », a-t-il précisé. 

Des raisons non fondées

M. Nsekera indique que certains hommes se défendent qu’ils ne légalisent pas leur mariage de peur que leurs femmes se méconduise pas envers eux et prennent toutes les responsabilités au foyer. En demandant aux femmes la raison de ne pas vouloir légaliser leur marige, notre source  informé que certaines d’entre elles avancent des raisons qu’elles veulent être libres. Pour elles, ajoute M. Nsekera, légaliser le mariage est comme accepter d’être mise en prison.M. Nsekera lance un appel aux gens qui n’ont pas encore légalisé leurs mariages de le faire dans l’immédiat afin qu’ils soient reconnus par la loi du fait que vivre dans le mariage illégal, surtout pour les femmes, c’est se priver des droits familiaux. Et pour ceux qui n’ont pas encore fait enregistrer leurs enfants à l’Etat civil, ils privent leurs enfants de l’accès aux droits fondamentaux.

Julien Nzambimana

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