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MARIAGE PRECOCE> Témoignage

Actuellement, les mariages précoces sont fréquents surtout dans les milieux ruraux mais aussi en mairie de Bujumbura où l’on trouve quelques cas comme celui de notre interlocutrice  Aldine Keza. La non scolarisation des jeunes filles et la pauvreté dans les ménages seraient parmi les causes de cette pratique.


Nous nous sommes  entretenue avec Aldine Keza l’une des femmes victimes de mariages précoces. Elle nous raconte sa mauvaise expérience sur la façon dont elle a été forcée au mariage avant l’âge légal.  « Je suis née dans une famille de sept enfants avec nos deux parents cultuvateurs mais sans terre. Je suid l’aînée de la famille et de m’occupais à l’époque surtout des travaux domestiques après l’école. Par manque de minerval, j’ai dû  arrêter l’école après avoir échoué  au concours national. Un jour, il est venu un homme, un grand commerçant qui avait de l’argent. Il a demandé ma main à mes parents alors que je n’avais pas encore l’âge de me marier. A cause de  la pauvreté dans laquelle nous vivions, mon père a decidé de me marier à cet homme», raconte­-t -elle.

Pas de choix

Avec des larmes aux yeux, elle témoigne qu’elle a été obligée de se marier à l’âge de seize ans même si se mère et elle n’étaient pas d’accord avec son père. « Mon extrait d’acte de naissance a été falsifié par cet homme en vue de passer à l’Etat civil sans problème. Mes tantes étaient d’accord que je me marie avec cet homme grâce à son argent car, à chaque fois qu’il venait à la maison, il donnait de l’argent à tous les membres de la famille, à savoir les tantes, les oncles et mon grand père, juste pour acheter leur conscience. Je n’avais pas de choix pour refuser car tout le monde comptait sur mon mariage », ajoute-t-elle. «Je suis devenue une femme impuissante et pauvre car après sept ans de mariage, je suis devenue veuve. Après la mort de mon mari, ma vie est devenue pire et la pauvreté s’est enracinée dans ma famille » déplore-t-elle.

Envoyer la fille à l’école

Selon Mme Keza, la scolarisation des filles est le meilleur moyen de  lutte contre la pauvreté dans les ménages. Elle termine en donnant des conseils aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école surtout les filles. 

     Eliane Nduwimana (stagiaire)

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