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ZONE URBAINE BWIZA>Métier de dactylographe

Les dactylographes  sont contents de leur métier comme ils l’ont affirmé  dans un entretien nous accordé le vendredi  15 mai 2020. Nous avons constaté qu’ils travaillent assidûment  malgré la fatigue  causée par leurs machines mécaniques.metier


Nous nous sommes entretenu avec quelques dactylographes  œuvrant devant les bureaux de la zone urbaine   de Bwiza. Dactylographe, Patrick Kubwimana nous parle des avantages de son métier : « Nous avons ces machines mécaniques parce qu’elles ne demandent pas beaucoup de moyens. Elles ne nécessitent pas d’électricité, ni de location de secrétariat. Nous utilisons seulement des papiers et de l’encre. Nous  savons  également nous servir des ordinateurs mais un  capital suffisant nous fait défaut afin de nous en procurer. Mais, tout de même, je suis fier de ce que je reçois »,  nous informe-t-il en effet. Il  fait savoir qu’il y a des activités spécifiques pour des machines  mécaniques. « Même s’il est fatiguant d’utiliser les machines mécaniques, il y a des documents qui nous sont spécifiquement confiés. Comme compléter les fiches et la corrections des documents  déjà écrits», fait-il remarquer. Pour ce jeune homme, il s’agit d’un bon métier car c’est grâce  à lui  qu’il survit. « J’ai terminé mes études  en 2017. Comme  nous sommes sensibilisés à nous créer nos propres emplois, j’ai préféré ce métier.  Je demande  à quiconque de venir me  soutenir afin que je puisse avoir un ordinateur  pour améliorer mon métier; précise-t-il ».

Un métier rentable

Même son cloche de la part d’Evangéline Nduwayo. Elle parle elle aussi  de  l’importance  de  ce métier en ces termes : «  J’ai commencé ce métier depuis 1990. A cette époque, dans la ville de Bujumbura ou à l’intérieur du pays, il n’y avait pas beaucoup d’ordinateurs. Donc, ces machines sont vraiment utiles pour moi et pour ma famille. Notre métier est très rentable. » Et d’ajouter que : « ces machines m’aident beaucoup. Mes enfants reçoivent en effet des uniformes et des frais scolaires.   S’ils reçoivent de quoi manger, c’est grâce à mon métier de dactylographe». « Il y a des clients qui préfèrent faire saisir leurs documents sur nos machines plutôt que sur des ordinateurs car nous sommes des dactylographes expérimentés se rejouit-elle enfin. 

Apollinaire Ndikuriyo(stagiaire)

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