Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

chomage> Les jeunes à la recherche de leur autonomisation

Actuellement, il est très difficile de trouver du travail dans les institutions tant publiques que privées au Burundi. Cela fait que certains jeunes chômeurs cherchent à s’occuper utilement afin de s’autonomiser. Ils s’orientent dans différents métiers selon leurs potantialités.moto


Nous avons  visité certains quartiers des zones Gihosha et Kamenge en mairie de Bujumbura. Nous y avons rencontré certains jeunes chômeurs qui se sont lancés dans des différents métiers comme celui de réparateur de motos, de coiffeurs, de chauffeurs de taxi etc.Selon Déo Nkunzimana, jeune diplômé A2 à la section Mécanique depuis 2015, il a passé deux ans à attendre qu’un jour il trouvera  du travail dans une institution publique ou privée. « Heureusement j’avais un ami qui réparait les motos. Il m’a un jour suggéré d’aller à son lieu de travail  pour voir si son travail de réparateur de motos  pourrait m’intéresser », nous a-t-il informé. Il ajoute que peu à peu l’idée de travailler avec son ami lui est venue et aujourd’hui il y a trois ans qu’il exerce ce travail de réparateur de motos. «Aujourd’hui je ne me plaints pas car ce travail est rémunéré et me fait vivre avec ma famille», a-t-il dit.             M. Nkunzimana lance un appel aux autres jeunes en chômage de trouver quoi faire car, dit-on « le travail ennoblit l’Homme». Il ne faut pas attendre que le gouvernement donne du travail à tout le monde, souligne-t-il

Eviter de rester les bras croisées

Caleb Iradukunda, un jeune licencié en Informatique, nous fait savoir qu’il n’a pas voulu rester assis à la maison en attente du travail. « J’ai appris à coiffer dans un salon de coiffure. Après quatre mois, j’étais en mesure de bien coiffer les hommes », dit-il. Il ajoute : « ce métier est pour moi d’une grande importance aujourd’hui car je peux acheter tous ce dont j’ai besoin». M. Iradukunda insiste sur le fait qu’il existe  beaucoup de licenciés qui refusent de petits métiers tout en oubliant que «petit à petit l’oiseau fait son nid». Il fait un clin d’œil aux jeunes chômeurs de changer de mentalité afin de ne pas perdre leur temps en restant à la maison au lieu de s’occuper utilement. Patrice Mpundu, licencié en Communication. Il a passé deux ans au chômage depuis 2015. Par après, il s’est décidé de travailler comme chauffeur de taxi. Ce travail lui permet de payer le loyer et de subvenir à ses besoins ainsi que ceux de ses frères et sœurs puisqu’ils sont orphelins, témoigne-t-il.

Eliane Renilde Nduwimana (Stagiaire)

Ouvrir