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Activites generatrices de revenus> La coordonnerie

Le métier de cordonnerie peut aider à subvenir aux différents besoins et même à s’autodévelopper. Aussi longtemps que l’on gagne sa vie honnêtement, il n’y a pas de jobs à sous-estimer, indiquent Jeanne Havyarimana et Claudine Ntakarutimana.chau


Jeanne Havyarimana et Claudine Ntakarutimana sont deux sœurs qui font le métier de cordonnerie au quartier                    Kavumu dans la zone urbaine de Kamenge en commune urbaine de Ntahangwa. Elles disent qu’après avoir terminé leurs études secondaires, elles ont constaté que le chômage s’amplifiait et elles ont pris la décision d’exercer ce métier.« Après mes études secondaires, j’ai eu la chance d’être soutenue par un ami qui pratiquait ce métier. Alors j’ai puisé dans mes maigres économies pour m’autodévelopper. J’ai choisi d’exercer la cordonnerie car j’avais constaté que le métier était peu estimé ici au Burundi et qu’il était pratiqué en grande majorité par les hommes. Je n’ai pas été encouragée mais je voulais faire ce métier et assurer ma vie. Maintenant, j’exerce bien mon métier et je parviens à subvenir à mes besoins sans l’aide de quelqu’un d’autre », informe Jeanne Havyarimana. Elle ajoute que même si elle venait à entreprendre ses études universitaires, elle n’abandonnerait pas ce métier car il lui a permis de subenir à ses besoins.Claudine Ntakarutima, quant à elle, a éprouvé la difficulté d’apprendre ce métier. 


Avoir ce dont on a besoin

Selon elle se débrouille très bien actuellement. « J’ai terminé mes études secondaires en 2018 et j’ai passé plusieurs mois en chômage. J’aidais mes parents à labourer les champs mais, par après j’ai constaté que je n’avais pas d’avenir sans faire autre chose. Tout ce dont j’avais besoin, je le demandais à mes parents alors qu’ils n’avaient pas suffisament de moyens financiers. J’ai enfin pris la décision de m’associer avec ma sœur Jeanne Havyarimana, témoigne-t-elle.Gaspard Ndayisenga, leur initiateur, se dit satisfait du pas franchi par ces deux jeunes filles. Il affirme qu’elles sont courageuses car ce n’est pas n’importe qui qui pourrait  accepter de faire ce métier étant une fille.

Des défis ne manquent pas

Jeanne Havyarimana et Claudine Ntakarutimana disent  que, malgré le pas déjà franchi, les défis ne manquent pas. Elles citent, entre autres, le manque de capital suffisant et de matériels pour agrandir leur champ de travail. Ces deux jeunes filles terminent en conseillant les autres jeunes surtout ceux qui sont en chômage, d’exercer les petits métiers pour assurer leur survie car il n’y a pas de métier de sot.


Grâce Niyonzima (stagiaire)

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