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COVID-19> Etat des lieux au Burundi

A l’occasion de l’ouverture des centres de santé Musama et Gitenga à Kabezi  en province de Bujumbura, le mardi 12 mai 2020, le ministre en charge de la santé publique, Thaddée Ndikumana a répondu aux questions des journalistes en rapport avec l’état des lieux de la pandémie de coronavirus au Burundi. Le Burundi a déjà entamé la riposte face au Covid-19 étant donné que onze personnes parmi celles déclarées positives sont sorties de l’hôpital et déclarées guéries.dr


Le Burundi, tout  comme les autres pays du monde, fait face à la pandémie de coronavirus  sans oublier les autres pathologies qui hantent la population burundaise. «Par rapport au coronavirus, nous avons déjà entamé la riposte parce que sur 27 personnes testées positives au Covid-19 jusqu’ au mardi 12 mai 2020,  11 sont déjà  sorties de l’hôpital et déclarées  guéries », a fait savoir le ministre Ndikumana.   « Cela montre que le traitement que nous administrons aux malades positifs au Covid-19 est efficace », se réjouit-il. Ce  traitement est composé de Chloroquine,  Augmentin,  Azithromycine et zinc. Plus de 1 200  analyses de prélèvement ont été  prélevées sur des personnes qui ont été en contact avec ces malades déjà testés positifs.


Ne pas oublier les autres pathologies

Le ministre Ndikumana fait aussi savoir que le Covid-19 ne peut pas  faire oublier les autres  pathologies qui sévissent dans notre pays. Il cite ici la tuberculose, le paludisme et d’autres maladies  chroniques comme l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale qui, actuellement, commencent à devenir un problème sérieux de santé publique surtout chez les personnes âgées. Etant donné qu’il y a des gens qui confondent le coronavirus avec      d’autres pathologies,  M. Ndikumana fait savoir que la toux ou une dyspnée ne dépende pas seulement du coronavirus  d’où un appel aux médecins de continuer à traiter les autres pathologies qui se manifestent par une toux ou une dyspnée.

Respecter scrupuleusement les mesures annoncées

Le ministre en charge de la santé publique invite la population à observer scrupuleusement les mesures de prévention déjà prises et de ne pas se fier aux rumeurs. « S’il y a quelqu’un qui a des signes de toux ou de fièvre, il ne faut pas se diriger directement à l’INSP ou au ministère  en charge de la santé publique. Plutôt, il faut aller consulter au centre de santé ou une autre structure de soins la plus proche », indique M. Ndikumana. C’est aux prestataires de soins de pouvoir  faire l’analyse clinique. Si cela devient nécessaire, c’est  aux hôpitaux ou structures de soins de consulter l’INSP pour venir faire le prélèvement sur place.


Eric Sabumukama

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