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AID EL-FITR > Marché saisonnier des habits

En vue des  préparatifs  à la fête d’Aid el-Fitr, il s’observe un marché saisonnier autour des mosquées en zone urbaine Buyenzi. Les musulmans rencontrés près du Moscobu (The moslems supreme council Burundi) se plaignent que les prix sont exorbitants.  Quant aux  vendeurs, le coût des approvisionnements des marchandises est très élevé, ce qui fait que les clients renoncent aux achats.

habits
La rédaction du journal  Le Renouveau  s’est rendu  le mardi 12 mai 2020, au près des mosquées de la zone Buyenzi  où se développent le commerce saisonnier des habits à la veille de la fête d’Aid el-Fitr. Près du Moscobu, les habits des enfants y sont dominants. Ainsi, le prix de la robe, du pantalon avec sa chemise, de la jupe avec sa chemise varie entre 30 000 FBu et 50 000 FBu selon la taille et la qualité. Les soutanes de basse qualité se vend à 15 000 FBu, les colliers  et bracelets en plastique pour les enfants à 2 000 FBu, les lunettes en plastiques pour les enfants à 1 000 FBu, les montres en plastique à 1 000 FBu. Une des commerçantes trouvée sur place,  Asha Hakim, se plaint que les clients viennent au compte-goutte alors qu’il reste quelques jours avant la fin du ramadhan. Comparativement à l’année passée, Mme Hakim informe que  les clients venaient acheter en masse pour le même intervalle de temps et elle réalisait de bonnes affaires. Aujourd’hui elle risque de ne pas récupérer le capital investi si cette situation de mévente persiste.


L’importation n’est pas au même rythme

Aisha Ramadhan a abordé dans le même sens en disant que les habits ont connu une hausse de prix par rapport à l’année 2019. Elle affirme qu’elle se ravitaille en marchandises à plus cher chez les grossistes. Mme Ramadhan a indiqué que les raisons avancées par ces grossistes sont que les marchandises ne sont plus importées au même rythme qu’avant la fermeture des frontières à la suite de la Covid-19.Du côté de la clientèle, Rahma Minani souligne que les habits sont chers alors qu’elle dispose de peu de moyens pour en acheter pour chacun de ses enfants à l’occasion de la fête d’Aid el-Fitr. Pour éviter les frustrations des enfants en achetant pour quelques uns seulement, Mme Minani  a dit qu’elle va préparer un repas copieux au lieu d’achèter les habits. Pour les années antérieures, Mme Minani indique qu’elle avait assez d’argent pour cette fête car elle bénéficiait des dons en devises de la part de ses parentés se trouvant à l’étranger. « Ce n’est plus le cas cette année car les membres de ma famille ont subi une chute financière à la suite des effets du confinement », explique-t-elle. Addul Rukundo, quant à lui, va fêter l’Aid el-Fitr en fonction de ses moyens car actuellement, ses affaires, qui lui auraient permis  de fêter comme auparavant, vont de mal en pis. 


Ezechiel Misigaro

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