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En la septième année de son pontificat, le pape Bénoît XVI aujourd’hui à la retraite, avait présidé le 19 novembre 2011, au Bénin, un synode des évêques africains au cours duquel il avait été question de la famille africaine. Le synode avait reconnu l’apport des femmes dans le développement des sociétés africaines, tout en demandant aux évêques d’encourager et de promouvoir la formation des femmes pour qu’elles assument leur propre part de responsabilité dans la vie communautaire de la société. Qu’en est-il dans notre pays en ce qui concerne plus particulièrement la contribution de la femme burundaise à la croissance économique ? La réponse n’est pas à chercher dans le synode des évêques, mais plutôt dans un dossier de presse paru dans Le Renouveau du Burundi du 11 mai 2020 où nous lisons que la femme burundaise contribue énormément à l’assiette fiscale du pays. C’est à partir des témoignages des femmes burundaises qui savent de quoi elles parlent que le dossier de presse a été élaboré, le lectorat notamment féminin y trouvant le plaisir de lire car « plus rien ne sera comme avant » en ce qui concerne la femme et le développement de la société burundaise. Les témoignages dont il s’agit émanent de trois femmes, à savoir Immaculée Sengiyumva, secrétaire générale de l’Association des femmes d’affaires du Burundi, Gertrude Kazoviyo, professeur à l’Université du Burundi et Annonciate Nzeyimana, cultivatrice. La première a affirmé que les femmes créent des richesses et des emplois car « elles sont propriétaires de petites et moyennes entreprises, elles initient les activités génératrices de revenus. Ainsi, elles contribuent à l’assiette fiscale du pays. Parlant de la contribution de la femme rurale, la deuxième interlocutrice fait remarquer que «  le produit agricole issu du dur labeur de la femme apporte une valeur ajoutée très importante au PIB burundais ». Enfin, la troisième femme interviewée avance que « la femme cultivatrice joue un rôle crucial dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et dans la lutte contre la pauvreté. 

Cela dit, affirmons de notre côté que le rôle de la femme burundaise dans le développement socio-économique du pays est indéniable et que, partant, elle a besoin de tout soutien pour que les défis auxquels elle fait encore face soient relevés, en l’accompagnant dans la création, l’organisation et le développement des entreprises, sans oublier la femme rurale dont dépend l’économie burundaise largement dominée par le travail agricole, la femme cultivatrice en étant la pièce maîtresse. En apportant tout notre appui à la femme entrepreneuse, l’objectif recherché est de lui permettre de renforcer ses performances pour aboutir aux progrès souhaités dans le secteur de l’entrepreneuriat féminin qui, avec le temps, s’affirme et s’affirmera, le préalable étant la levée de toutes les difficultés auxquelles la femme burundaise est encore confrontée. La question ici posée porte sur l’exploitation de toutes les potentialités féminines pour permettre à l’économie nationale d’apporter une réponse efficace aux besoins socio économiques du pays. La femme doit, dans tout ce processus, se révéler comme un atout important à mettre au service du développement. Le potentiel féminin constitue une force réelle appréciable dont il faut savoir tirer profit. L’avenir du pays ne peut être préparé sans le nécessaire apport de la femme.

       Pascaline Biduda                               

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