Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

COMMERCE > Baisse du chiffre d’affaires

Actuellement, les commerçants de différents marchés et différentes galeries de la municipalité de Bujumbura ont beaucoup de difficultés dans leur travail à la suite du manque de marchandises importées. La fermeture des frontières à cause du Covid-19 en est la raison majeure. Les  clients ne sont pas satisfaits quand ils s’approvisionnent, car les stocks sont présque épuisés.commerce


La rédaction du journal Le Renouveau a visité différents marchés et certaines galeries de la municipalité de Bujumbura, pour se rendre compte de la manière dont ils fonctionnent en cette période où le coronavirus paralyse beaucoup d’activités.Selon Gilbert Ndayikeje, vendeur d’habits et de souliers masculins importés, a affirmé que ces derniers jours les transactions sont devenues plus compliquées. «Nos clients, quand ils viennent pour faire des achats,  ne sont plus satisfaits car nous n’avons plus de marchandises à offrir», dit-il. Depuis le mois de février, je n’ai pas quitté le pays alors que je sortais au moins une fois les trois mois pour n’approvisionner afin d’éviter la rupture de stock, souligne t- il. Mais, depuis l’apparition du Covid-19 dans plusieurs pays du monde y compris le Burundi, les frontières ont été fermées avec comme conséquence, l’indisponibilité de marchandises, poursuit-il. Malgré cette carence des marchandises importées, nous devons continuer à payer les loyers du lieu de travail, payer les déplacements de chaque jour pour s’y rendre et nous devons aussi nous nourrir sans oublier le payement des impôts. Et pour subvenir à toutes les dépenses, nous utilisons notre capital, dit-il.Pour Mariam Tabu, vendeuse de chaussures importées pour dames au marché Bujumbura City market, elle aussi se dit inquiète de son capital qui baisse parce qu’elle l’utilise pour payer les frais de loyer et subvenir à ses besoins alors qu’elle n’est pas en train de vendre par manque de marchandises.Selon Anaclet Bizimana, vendeur de produits alimentaires importés, le coronavirus vient handicaper son travail car les articles sont devenus rares sur le marché et cela engendre la hausse des prix de plusieurs produits. « Nous ne vendons plus comme avant. Nous travaillons à perte », souligne-il. 

  Eliane Renilde Nduwimana (stagiaire)

Ouvrir