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Burundi traditionnel> Esprit de solidarite

Les Burundais avaient intégré la philosophie selon laquelle, l’homme doit être solidaire et charitable. Ils devaient aider ceux qui sont en difficultés, prêchaient la sensibilité à la souffrance des autres et reconnaissaient que personne ne ne peut se suffire. Cela ressort d’un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau  le mardi 5 Mai 2020 par un ancien habitant de la commune Gisozi de la province Mwaro surnomé Gashehe.Personne ne peut être suffisamment riche, fort et complet, pour ne pas avoir besoin des autres.burundi


La solidarité sociale, le partage et la charité étaient, dans le Burundi ancien, des vertus privilégiées qui se manifestaient  de façon particulière. « Lorsqu’un voisin était frappé d’un  malheur soudain comme l’incendie ou la foudre qui frappait un troupeau de bétail, tous les voisins se montraient solidaires en s’assemblant pour reconstruire la maison détruite sans rien demander en retour. Ils lui donnaient aussi des vaches en remplacement de  celles foudroyées et créaient des visites de consolation avec des corbeilles de nourriture », a témoigné Gashehe qui habite actuellement Nyakabiga III de la municipalité de Bujumbura. Le surnommé Gashehe a ajouté que lorsqu’une vache s’embourbait et ne pouvait pas se remettre en marche, les voisins et même les passants intervenaient spontanément pour aider le gardien ou le propriétaire à la faire sortir de la boue et la mettre hors du danger.

 
La solidarité à l’occasion des fêtes et envers les défavorisées

M. Gashehe a signalé qu’à l’occasion des fêtes familiales envers les personnes défavorisées, la solidarité sociale primait dans le Burundi traditionnel. « Les fêtes familiales exigeaient beaucoup de boissons et parfois même de la nourriture, et aucune fête n’aurait été possible sans recourir aux voisins et aux amis en ce qui concerne le soutien matériel qui heureusement, était spontané. De même, il arrivait que les enfants des voisins allaient puiser de l’eau ou chercher du bois sec pour des vieilles personnes, malades ou en situation de handicap», a dit Gashehe.Le même esprit de solidarité s’observait dans l’éducation traditionnelle  des enfants et particulièrement des orphelins. Toute la communauté se sentait concernée par l’éducation des enfants. «Il fallait éduquer les orphelins par compension », a poursuivi M. Gashehe.Celui-ci a clôturé en invitant toute personne à sentir en lui l’esprit de solidarité qui tôt ou tard sera récompensé d’une manière ou d’une autre.


Donathe Ndayisenga

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