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Zone musaga> Panne électrique en Kinanira II

Une partie du quartier Kinanira II vient de passer près d’une semaine dans une carence du courant électrique. L’administration à la base et les habitants touchés par cette panne ont essayé de faire un cri d’alarme. La Regideso  est intervenue mais, le problème est à moitié résolu. Les pertes enregistrées par les habitants de cette localité deviennent de plus en plus énormes.kinanira2

La population de la partie située entre la 8e avenue et la 18e avenue du quartier Kinanira II en zone Musaga de la commune Muha connaît une coupure de  courant électrique. Dans un premier temps, les habitants de cette localité pensaient à une simple panne, peut-être généralisée. Mais, à leur surprise, le reste des avenues proches étaient éclairées. Ils ont ainsi approché les services de la Regideso pour livrer cette information. Peu après, le courant a été retabli et tout le monde pensait que le problème était résolu. Mais, désagréablement, ces habitants disent que le courant ne dure pas même un quart de la journée. Ils se demandent pourquoi cette panne ne peut pas être réparée une fois pour toute. Ils estiment que le quartier pourraient être alimenté à partir d’une autre source,  faisant allusion à ce courant qui vient et qui repart après moins de six heures.

 
Chez certains, le doute du lendemain commence à naître

Ceux qui exercent des activités génératrices de revenus dans cette partie n’ont plus de mot à dire. « Nous venons de passer près d’une semaine sans rien faire. Nous nous présentons le matin comme d’habitude pour voir si le problème a été réglé et si le courant est déjà rétabli, mais en vain. Dans l’espoir que le courant electrique puisse se rétablir nous restons sur place », se lamentent les coiffeurs rencontrés, entrain de somnoler sur les chaîses dans leurs salons de coiffure. Les autres optent de rester à la maison et attendre le rétablissement du courant électrique. Comme ils doivent travailler chaque jour pour trouver le pain quotidien, ils disent, désespérément, qu’ils vont mourir de faim.  Il en est de même pour les propriétaires des studios de sonorisation ou de photographie. Chez les propriétaires de moulins, la situation est presque pareille. Mais là, ce sont toutes les couches sociales qui sont concernées. En effet, à part le propriétaire et le gérant qui prient à haute voix pour le retour du courant, ceux qui viennent faire moudre tantôt le maïs, tantôt le blé, ou encore le manioc qu’ils doivent manger quotidiennement, sont gênés  de devoir parcourir  encore des kilomètres pour trouver un autre moulin. Les propriétaires des cafétérias  disent ne plus pouvoir compter le nombre de litres jusque là versés sur terre, suite au manque du courant. Aujourd’hui, comme il fait très chaud, la soif devient intense, tout le monde veut s’abrever malheureusement, il est introuvable dans cette localité. Le plus déplorable est l’encadrement des enfants dans une obscurité. Pis pour ceux  qui doivent faire les devoirs à domicile ou qui doivent préparer les interrogations sur une bougie. Les yeux se fatiguent vite, le travail devient impossible. Cela a donc une incidence sur les résultats en classe. Pour toutes ces raisons, presque tout le monde chante la même chanson,: on vie secours à la Regideso». 

 
Alfred Nimbona

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