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elections> Detenteurs de petits métiers

Des détenteurs de petits métiers dans certaines localités de la capitale ferment leurs activités pour consacrer leur temps à la campagne électorale en cours. Les politiciens sont clairs, tous prônent le travail. Certaines personnes exerçant de petits métiers sont toutefois distraites. Elles abandonnent leurs métiers à longueur de la journée, certains passant même des jours étant absents à leur poste de travail.metiers


Au passage dans les quartiers Gatunguru et Gahahe,  des boutiquiers et cordonniers qui d’habitude sont installés aux alentours du marché sont presqu’absents. Ils y passent un moment avant qu’ils ne se rendent très tôt dans la campagne électorale. L’un d’eux nous indique que c’est le moment opportun de gagner de l’argent facilement, dit-il. En effet, comme le dit Léonard Niyonkuru, cordonnier de Gatunguru, c’est le moment propice où des politiciens cherchent des gens qui voteront pour eux. Notre interlocuteur dit que cela est avantageux car ils peuvent passer des jours sans travailler mais tout en gagnant de l’argent octroyé par ces politiciens.Toutefois, ce genre de comportement crée de la paresse chez ces petits commercants. Ceux qui font la campagne incitent les gens au travail, comme l’indiquent leurs discours. Mais certains l’entendent d’une autre oreille. Pour le prénommé Richard est confectionneur d’habits de toute sorte. Pour lui, c’est un moment important pour gagner plus d’argent par le travail. En effet, la plupart des militants a besoin d’habits de campagne électorale et notre tailleur en profite puisque les commandes augmentent. Il doit faire vite le travail avant que la campagne ne se termine. « Il me serait difficile de gagner ma vie. Il y a ceux qui sont detachés pour cela. On ne peut pas tous y aller en même temps car certaines activités seraient bloquées », dit-il.Ceux qu’on a trouvé en train de travailler disent qu’ils  appartiennent à des partis politiques et savent pour qui ils voteront. La campagne a un horaire, il y a moyen de travailler le matin pour y participer dans l’après midi ou vice versa.  A ceux qui abandonnent leur travail, le prénommé Richard indique qu’après la campagne la vie continue. Les gens devraient concilier les deux .


Blandine Niyongere

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