Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Commerce> Chute des ventes à la suite de la pandémie du Covid-19

La rédaction du journal « Le Renouveau » s’est entretenue, le lundi 4 mai 2020,  avec, le commerçant Anicet Bimenyimana sur la situation de son investissement dans la restauration.  Selon M. Bimenyimana, les ventes ont sensiblement chuté à la suite de la pandémie du Covid-19 car sa clientèle s’est dispersée.chute


Le commerçant Anicet Bimenyimana a investi dans un restaurant en zone urbaine de Buyenzi depuis 2019. Auparavant, M. Bimenyimana et sa femme ffaisaients les travaux liés à cet investissement avec l’appui de quatre employés mais actuellement, il a préféré licencier trois pour en rester avec un car ils travaillent à perte.M. Bimenyimana a indiqué que la situation a commencé à se dégrader depuis l’apparition au Burundi des cas testés positifs au Covid-19. Ce qui a poussé certains gens en provenance de l’intérieur du pays à regagner leurs localités d’origine en vue de se prévenir contre cette pandémie. D’après l’investisseur Bimenyimana, les gens ont dans leur mentalité que la propagation de cette pandémie prend origine dans la capitale. «  J’ai connu une perte énorme au cours des deux premières semaines parce que la plupart de ma clientèle était constituée de gens venus à Bujumbura dans le cadre de l’exode rural et exerçant l’emploi saisonnier ou journalier, le commerce ambulant et d’autres petits métiers. Parmi ma clientèle tous ceux qui se sont rendus chez eux à l’intérieur du pays ne sont pas tous revenus », a-t-il souligné.  D’après l’investisseur Bimenyimana, il écoulait 15 kg de haricot, 10kg de pommes de terre 15 kg de bananes,       10 kg de manioc, 10 kg de colocases, et     10 kg de patates douces alors qu’actuellement il ne vend qu’un tiers de cette quantité.M. Bimenyimana a fait savoir qu’en plus de la diminution de la clientèle, le prix des provisions continue à monter. A cet effet, pour stimuler la clientèle dans une situation de concurrence vive entre les restaurants, M. Bimenyimana est obligé d’augmenter la quantité offerte par assiette, ce qui réduit davantage le bénéfice. « Avant l’apparition des premiers cas testés positifs au Covid-19 au Burundi, je réalisais un bénéfice de 60 000 FBu par jour alors qu’actuellement je reçois à peine       10 000 FBu.  Je songe louer un local encore moins cher afin que le bénéfice ne soit pas noyé par le loyer», a conclu M.Bimenyimana. 

EZECHIEL MISIGARO

Ouvrir