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MARCHE DE RUVUMERA> Flambée des prix des vivres

Les prix de certains vivres que les musulmans préfèrent pendant le mois de Ramadan sont revus à la hausse.  Selon les acheteurs, la spéculation des commerçants est à l’origine de cette hausse car durant le jeûne, les consommations sont supposées être réduites.ruvumera


Les fruits comme les oranges et les mandarines, aliments sollicités en premier lieu par les musulmans le soir après une journée de jeûne, ont connu une légère montée de prix alors que c’est la période florissante pour ces derniers. Un tas de 8 pièces s’achète à 1 000 FBu alors qu’on en obtenait 12 pour le même montant. Les avocats sont également devenus chers et leur prix varie entre 200 et 800 FBu la pièce selon la taille alors qu’avant le jeûne de Ramadan on pouvait même en avoir à 100 FBu.Quant aux  pommes de terre, les variétés dites Victoria et Mauve s’achètent à 1 000 FBu le kg  tandis que celles dites Kijumbu et Bukeye s’achetaient à 950 FBu le kg. Pour le manioc, un tas de 3 maniocs moyens s’achetent à 2 000 FBu alors  qu’avant le  jeûne  leur prix était de 1 000, un tas moyen de colocase et de patates douces étaient à 1000 FBu. Pour la banane, un tas de 1000 FBu est passé de 7pièces à 5 pièces. Pour  le  riz, la  variété  dite Umurundi s’achète à 1 900 FBu le kg alors qu’avant elle s’achetait à 1 800 FBu. Quant à la variété dite Umutanzaniya s’achète à 2 500 FBu tandis qu’elle s’achetait à 2 400 FBu auparavant. Concernant le haricot, les variétés dites Kinure et Gisoda s’achètent à 1 900 FBu le kg alors qu’elles étaient à 1 800 FBu avant le début du Ramadan. S’agissant des variétés  dites Kirundo et Jaune, ils coutent respectivement 1 500 et 2 400 FBu alors qu’ils étaient à 1400  et 2300 FBu. Selon certains commerçants rencontrés sur place, ils s’approvisionnent à des coûts élevés d’où ils doivent à leur tour appliquer une légère hausse afin d’avoir un bénéfice. « Plus je me ravitaille à coût élevé, plus les clients achètent de moins à moins car les prix doivent impérativement monter, ce qui fait que la clientèle diminue.  », a souligné un des commerçants. Cependant, les acheteurs accusent les commerçants de spéculer car les Musulmans en jeûne doivent consommer quel que soit le prix. « Cette hausse de prix n’est pas compréhensible alors que durant cette période de jeûne, les consommations sont supposées être réduites », s’est indignée une consommatrice rencontrée sur place.

 Ezéchiel Misigaro

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