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SOCIETE> La vie menée par des mères célibataires et leurs enfants

La pauvreté n’épargne personne mais elle frappe beaucoup plus surtout les femmes paysannes qui ont la tâche d’éduquer seules leurs enfants. Le mercredi 29 avril 2020, la rédaction du journal  « Le Renouveau » a passé au centre ville de Bujumbura à l’entrée du couvent des sœurs missionnaires de la Charité. où ces femmes se rendent souvent pour chercher de quoi mettre sous la dent. Certaines femmes sont mendiantes, d’autres exercent un petit commerce ambulant. Elles se trouvent  socialement pénalisées du fait qu’elles n’ont accès qu’à des emplois à temps partiel. Elles ne sont pas capables de satisfaire leurs besoins primaires.chomage

Malgré l’évolution des mœurs, les femmes célibataires restent mal jugées par la société. Elles sont défavorisées par rapport aux autres femmes en vie de couple. Elles vivent en  milieu urbain dans l’espoir de trouver un emploi. Malgré cet espoir, il n’y a pas beaucoup de marchés d’emploi pour elles à cause de la sélection d’embauche qui s’opère au détriment des personnes dont la disponibilité est douteuse. Ils ne sont pas disponibles car elles portent toujours des enfants sur leurs dos ou bien leurs enfants tombent malades et elles s’absentent pour s’occuper d’eux puisqu’elles ne disposent pas de moyens d’engager des domestiques pour les garder. Elles n’ont donc accès qu’à des emplois à temps partiels. Avec un seul salaire au foyer, ces femmes ne peuvent payer ni la nourriture, ni le loyer, l’électricité, les frais médicaux où les frais de scolarité pour leurs enfants. Elles sont toujours en situation de surendettement. Beaucoup d’entre elles essaient d’exercer le commerce ambulant mais c’est contrairement à la loi et elles finissent par abandonner.A l’entrée du couvent des missionnaires de la Charité, les enfants pleuraient et leurs mamans étaient désespérées. C’était vraiment déplorable et les religieuses ont essayé d’aider  celles qui sont dans le besoin plus que les autres.

 
Gratiella Irakoze (stagiaire)

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