Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

FONCTIONNARIAT > Activités après les heures de service

Etant donné que la vie est devenue chère, certains fonctionnaires s’organisent après les heures de service en recourant aux Activités génératrices de revenus (AGR) afin de compléter leurs traitements. Cela permet de faire face à certaines dépenses courantes. Néanmoins, il y en a d’autres qui ne disposent pas de «second job» et qui attendent la fin du mois pour subvenir aux besoins de leurs familles.  reportagereportage1

Fiacre Nimbona, détenteur du diplôme de baccalauréat en Anglais, fait le préceptorat après les heures de service. Il s’occupe de 4 à 6 enfants par mois auxquels il dispense les cours linguistiques du fondamental et du postfondamental ainsi que les mathématiques. «  Je peux gagner un montant me permettant de subvenir à certains besoins dans l’attente du salaire à la fin du mois», s’est réjoui M. Nimbona. M. Nimbona a néanmoins souligné que le montant qu’il gagne grâce à cette activité complémentaire diminue en fonction de l’effectif des enfants qu’il encadre. Par exemple s’ils sont orientés aux écoles à régimes d’internat ou s’ils déménagent dans des quartiers lointains, l’effectif des enfants est réduit. Il a fait savoir  qu’il ne peut pas les rejoindre dans leurs nouveaux quartiers respectifs car leur encadrement devient difficile. Il ne peut pas assurer l’encadrement des enfants éparpillés dans plusieurs quartiers. Quant à Abdoul Nikiza,  il a ouvert un petit kiosque qui s’occupe de la recharge des téléphones mobiles. Ce dernier peut générer un revenu de 3 000 FBu par jour. En plus de ce dernier, M. Nikiza fait le métier de coiffeur. Il a expliqué que comme il ne dispose ni de son propre salon de coiffure ni de matériel, il  exerce ce métier pour le compte du propriétaire du salon. En contrepartie, Abdoul  Nikiza bénéficie un pourcentage de l’argent gagné. « C’est un métier qui demande de la patience car on peut passer des heures et des heures sans avoir un client mais on ne peut pas rentrer bredouille. Durant les périodes de la rentrée scolaire, les clients sont en abondance plus que durant la période des vacances. Je ne peux pas manquer 2 000 FBu dans l’après-midi ou dans l’avant midi selon l’horaire de mon emploi formel», a précisé M. Nikiza. Au contraire, il y a d’autres qui n’ont pas voulu révélé leurs identités et qui ont fait savoir qu’ils n’ont aucune autre source de revenus supplémentaire à part l’emploi  qu’ils exercent à la Fonction publique. « Je contracte les dettes ici et là en attendant que le salaire me parvienne. Pour être crédible, je rembourse mes dettes lorsque je touche mon salaire afin d’en contracter d’autres plus tard », a souligné l’un des interlocuteurs.


Ezéchiel Misigaro

Ouvrir