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JEUNESSE> Prise en charge des toxicomanes

La prise en charge du toxicomane dépend de la personne, chaque cas étant un cas à part. Les symptômes diffèrent d’un individu à l’autre, la prise en charge dépend alors de la personne. Tel est l’avis du psychologue Josette Kankindi, vice-présidente de l’association Psychologue sans vacances qui lutte pour le bien-être dans les familles. Pour savoir la prise en charge adéquate, l’enfant doit être suivi de près par un spécialiste.medicale

Pour déclarer que tel jeune est toxicomane, il faut qu’il y ait un suivi régulier de ses faits et gestes. L’observation est l’outil la mieux adaptée pour pouvoir conclure que l’enfant est toxicomane. Le parent doit observer son enfant sous plusieurs formes : physiologique et physionomique. Il y a des enfants qui commencent à perdre du poids, qui ont des yeux rouges, qui commencent à manquer d’énergie, qui commencent à perdre l’appétit alors qu’avant ils étaient en forme. Certains commencent à sentir des troubles digestifs, d’autres deviennent boulimiques, agressifs, l’enfant commence à s’isoler, à abandonner ses habitudes par exemple de ne plus regarder la télévision, à manquer l’école ou à faire de l’école buissonnière, etc, a déclaré Mme Kankindi.Selon Mme Kankindi a dit que la prise en charge dépend de l’évolution parce qu’il y a des cas où on parle de toxicomanie seulement et d’autres cas où le toxicomane est tombé dans la maladie et est devenu malade mental. Au cas où le toxicomane n’est pas encore tombé dans la maladie mentale, la prise en charge est psychologique, alors que dans l’autre cas, la prise en charge médicale est obligatoire. Si le patient est calme, il faut introduire des psychothérapies cognitivo-comportementales pour savoir la cause profonde de cette toxicomanie pour que le patient puisse arrêter définitivement de prendre ces drogues. L’accompagnement du jeune toxicomane est nécessaire pour ne pas rechuter.Pour éviter que les jeunes sombrent dans la toxicomanie, les parents doivent aider leurs enfants en leur apprenant des matières qui seront indispensables pour affronter les difficultés de la vie adulte, ce que la psychologue a appelé une « bonne éducation ». Le parent doit mettre l’enfant à l’aise pour pouvoir discuter de tout et de rien, afin qu’il puisse lui confier des sujets concernant même les sujets tabous. Elle a suggéré aux parents d’avoir confiance en leurs enfants, car cela crée aussi de la confiance en leurs parents.

 Aline Nshimirimana

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