Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CAFOB> Atelier à l’endroit des femmes issues des organisations agricoles

Le Collectif des associations et ONGs féminines du Burundi a organisé, du 26 au 27 mars 2020, un atelier de renforcement des capacités des femmes issues des organisations agricoles. L’objectif de cet atelier était de les informer sur les textes et sources qui régissent leurs droits.CAFOB

Thérèse Ntijinama, facilitatrice au cours de cet atelier, a indiqué que durant de cette formation, elles avaient à échanger sur le contenu de certains textes dont les instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux, qui prônent la protection et la promotion des droits de la femme. «  Je suis partie de la déclaration du programme d’action de Beijing, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité et sur les Objectifs de développement durable. On a essayé de passer en revue tous ces instruments en les confrontant aux textes nationaux  dont la Constitution et le Code des personnes et de la famille, la loi spécifique sur les violences sexuelles et celles basées sur le genre, etc. L’objectif était de montrer que ces textes prônent l’égalité entre l’homme et la femme. J’ai insisté également sur les droits que ces textes réservent aux femmes rurales ou à celles exerçant d’autres professions », a dit Mme Ntijinama. Elle a précisé que la femme a déjà franchi un pas remarquable dans la réalisation de ses droits. Les femmes ont actuellement droit à la parole et participent au développement du pays. Elles sont également représentées dans les instances de prise de décision, que ce soit au niveau politique ou au sein des organisations et coopératives. Actuellement, les femmes sont également impliquées dans les programmes de développement et parviennent à contribuer aux charges du ménage, en recourant à de petits crédits. Mme Ntijinama se réjouit  qu’il y ait actuellement des programmes appuyés par le gouvernement du Burundi et qui soutiennent les femmes et les associations d’entraide financière où on peut contracter un crédit avec un intérêt presque insignifiant. Tout cela contribue donc à l’autonomisation de la femme.Mais, elle a signalé que le problème majeur est que la plupart des femmes rurales sont analphabètes.  Elle a terminé en soulignant que le manque de terre qui peut servir de garantie pour contracter  un crédit consistant auprès des banques et institutions de microfinance constitue également un défi.

 Emelyne Iradukunda

Ouvrir