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COMMUNE MURWI> Promouvoir les cultures d’exportation

Au moment où il est constaté que la culture du café est en train d’être abandonnée par les caféiculteurs qui la remplacent par des cultures de de subsistance locale, surtout dans certaines régions du pays, la rédaction du journal « Le Renouveau » s’est entretenue avec les caféiculteurs de la commune Murwi en province de cibitoke. C’était pour savoir les principales stratégies proposées dans le but de promouvoir cette culture du café, en poussant ses amateurs de ce dernier de le cultiver. Gilbert Niyokindi, caféiculteur, insiste beaucoup sur la revue des prix du café cerise pour motiver les caféiculteurs d’une façon remarquable.

murwi

Dans cet entretien, M. Niyokindi a d’abord indiqué  que le secteur du café a depuis longtemps connu pas mal de difficultés, et que ces dernières ont agi  directement sur les caféiculteurs. Il  a ensuite ajouté que les principales difficultés concernent le paiement tardif voire le non paiement des caféiculteurs. « Cela causait beaucoup de problèmes dans nos familles respectives car certaines dépenses sont d’habitude comblées avec cet argent.  Ces problèmes ont eu lieu  depuis la privatisation du secteur café», a mentionné M. Niyokindi. Considérant les différentes dépenses liées, soit à l’entretien des caféiers, à la cueillette ou à l’acheminement du café vers les stations de déparchage, il a informé que le prix actuel du café cerise  n’est pas suffisant. « Il faut que le prix du café cerise soit fixé sur base des prix de café sur le marché mondial», a suggéré M. Niyokindi, tout en demandant de donner au moins un dollar par kilogramme du café cerise afin d’encourager et motiver les caféiculteurs.  M. Niyokindi   a signalé que dans certaines communes de la province de Cibitoke, les caféiculteurs commencent à abandonner cette culture en la remplaçant par des cultures de subsistance comme le haricot, le maïs et les  arachides. Beaucoup préfèrent cultiver les arachides parce qu’actuellement, le prix au kilogramme arrive à 3 500 FBu. Il a dit que les principales raisons les poussant à abandonner cette culture est que le rendement issu du café ne suffit pas pour subvenir aux besoins de leurs familles respectives. M. Niyokindi  a terminé en demandant au gouvernement de continuer à prendre des mesures visant à favoriser et motiver tous les caféiculteurs burundais.


Avit Ndayiragije

 

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