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Cea > Le processus d’intégration du Burundi

L’intégration du Burundi au sein de la Communauté est-africaine suit son cours normal. Les avancées sont plus nombreuses que les défis comme le fait savoir Jean Pierre Bacanamwo, lors de sa présentation sur la question des tarifs douaniers communs. Pour cela, il faut que les pays de la communauté l’entendent de la meme manière.   

La loi sur  l’union douanière est basée sur quatre axes. La suppression des taxes sur les produits importés sur les marchandises produits au sein de la communauté, il y a aussi élimination des barrières non tarifères, la mise en place des taxes communs à tous les produits provenant de la communauté est-africaine et l’élimination des barrières entravant la bonne marche des activités de la communauté. Quant à la politique de l’union douanière, il faut savoir que le territoire douanier devient unique. Pour la faciliter, des travailleurs burundais sont à l’oeuvre pour l’OBR à Dar es Salaam et Mombassa. Ces derniers travaillent sur la taxation de ces produits et tout est fait dans l’ordre. Les taxations se font à n’importe quel lieu dans la communauté.Il faut différencier les produits. Ceux provenant en dehors de la Communauté est-africaine paient les taxes. Les réductions ou exemptions sont seulement appliquées sur les marchandises produites par les pays de la Communauté est-africaine. La communauté s’entend pour que ces tarifs soient les mêmes dans tous les pays. Ainsi, les matières premières importées payaient 5% mais ne paient plus rien aujourd’hui. Les  biens d’équipement quant à eux sont les biens qui sont importés ou exportés et qui servent d’assemblage d’autres biens. Ils payaient 10%. Mais aujourd’hui, soucieux de développer l’industrie au sein de la communauté, les taxes ont été reduites à 0%. Il faut les différencier des TVA qui se paient après vente. Les produits intermédiaires  payaient 15% mais payent aujourd’hui 10%. Les produits de consommation déjà   fabriqués payaient 30% avant , mais payent 25% aujourd’hui.

Les défis peuvent être revus et résolus ensemble 

Signalons un manque de techniques de communication, un manque de compétences requises sur les techniques de taxation, carence ou insuffisance du matériel sur les douanes, sans oublier la corruption. A tous ces defis, M. Bacanamwo dit que les services devraient chacun faire son travail. Que les instances habilitées s’investissent pour la mise en application des lois déjà votées. Les populations et les travailleurs des différents pays de la comunauté devraient émettre sur les mêmes ondes.


Blandine Niyongere

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