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ART> Métier de la forge

Le métier de la forge est un métier qui fait vivre ceux qui le pratiquent. Mais actuellement, les forgerons font face à pas mal de défis comme l’a signalé Gaspard Ntirandekura lors d’un entretien qu’il a accordé dernièrement à la rédaction du quotidien Le Renouveau. Parmi ces défis, la cherté du matériel nécessaire est plus citée.forge

Rencontré à son lieu de travail, en train de fabriquer les rames de couteaux, M.Ntirandekura  a fait savoir qu’il  est aussi  capable de fabriquer d’autres objets  comme les haches, les serpettes, les machettes, les  faucilles, etc.  Il a fait aussi savoir qu’il  a commencé à exercer ce métier  quand il était enfant  parce que son père était lui aussi forgeron. Au paravant, la  forge était pour M. Ntirandekura, une source de revenus qui lui permettait de couvrir les besoins de sa famille. Mais actuellement, a-t-il  précisé, ce métier n’est plus rentable car les défis liés à celui-ci se multiplient de jour en jour. « Aujourd’hui, il faut de l’argent pour trouver le matériel et d’autres sont introuvables même si on a de l’argent», a-t-il ajouté.  Parmi les matériels primordiaux, M. Ntirandekura a cité les objets métalliques usés et le charbon. Ce dernier est actuellement cher sur le marché, mais il est quand -même trouvable. Il poursuit en précisant qu’il est difficile de trouver les objets métalliques usés. «Autrefois  je recevais  gratuitement ces objets métalliques usés mais, aujourd’hui, même si on a l’argent pour les acheter,  on peut les manquer», a-t-il signalé. Il a expliqué que cette rareté des objets métalliques usés est due au fait qu’ils sont actuellement vendus pour être utilisés dans les industries de recyclage. Cette cherté du matériel nécessaire pour le métier de la forge  cause aussi la cherté des objets fabriqués. « le prix des coûteaux varie entre 1 000 FBu et 2 000 FBu», fait savoir l’interlocuteur. Il précise que dans ce cas, les clients abandonnent ces  produits et préfèrent les objets industriels  étant donné le  prix est le même. A cause de tous ces défis, le métier de la forge ne suffit plus  pour que M. Ntirandekura satisfasse tous ses besoins. Il a indiqué qu’il pratique aussi l’agriculture pour continue à survivre. 

Eric Sabumukama

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