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ASSOCIATION NTABARIZA SPF> Réintégration socio-économique des prisonniers libérés

Créée dans le but de lutter pour les droits des prisonniers au Burundi, l’association Solidarité avec les prisonniers et leurs familles (Ntabariza SPF), travaille en collaboration avec le ministère de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux dans les activités de réintégration socio-économique des détenus libérés. Jean Marie Nshimirimana a signalé que, chaque fois, l’association prévoit un paquet retour pour chaque prisonnier libéré.justice

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, Jean Marie Nshimirimana, président et représentant légal de Ntabariza SPF, a fait savoir que, quand un prisonnier passe une longue période dans une maison de détention et qu’il soit libéré par après, il est difficile de le réintégrer dans une communauté pour qu’il puisse vivre en harmonie avec les populations. M. Nshimirimana a indiqué que pour faire face à cette situation, l’association Ntabariza SPF a mis en place des mécanismes pour la réintégration socio-économique des prisonniers libérés de leurs maisons carcérales. «Comme beaucoup de prisons se trouvent dans les villes, nous avons remarqué que quand un prisonnier est libéré, il y’a ceux qui ne veulent pas  retourner dans leurs familles d’origine. Les uns suite au manque des frais de transport jusqu’à leur domiciles,   les autres veulent chercher du travail dans les villes. Mais,  dès qu’ils sont libérés, nous leurs donnons chacun les moyens de déplacement,  voire même les accompagner jusque dans leurs familles respectives. M. Nshimirimana a ajouté qu’après les avoir aidé à regagner le bercail, l’association procède aux activités de réintégration proprement dites.« Concernant la réintégration sociale, des séances de sensibilisation   sur la résolution pacifique des conflits, la cohabitation ainsi que la tolérance doivent être organisées à leur intention »,  a précisé M. Nshimirimana. Ce dernier a affirmé que ces séances contribuent beaucoup dans le changement de comportement des détenus libérés, car, parmi eux, il y’a ceux qui rentrent dans leurs maisons avec un esprit de vengeance. 

« On les aide aussi à continuer leurs activités d’avant »

Quant à la réintégration socio-économique, le président de Ntabariza SPF a signalé que des moyens pour les aider à survivre pendant les premiers jours dans leurs familles respectives doivent être octroyés à tous les prisonniers libérés. Pour les prisonniers qui exerçaient ou apprenaient les métiers dans leurs maisons de détention, l’association s’est engagée à leur octroyer des petits capitaux afin qu’ils puissent exercer les activités génératrices de revenus. «Comme l’union fait la force, chaque prisonnier libéré est invité à adhérer dans des associations ou dans coopératives selon son  métier pour qu’il accède à des microcrédits », a souligné M. Nshimirimana .


 Avit Ndayiragije

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