Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

AUTOCREATION DE L’EMPLOI> Le métier de restaurateur

La rédaction du journal « Le Renouveau » s’est entretenue le jeudi 19  mars 2020 avec,  Jeanne Bigirimana, une fille qui s’investit dans le métier de restaurateur.  Selon elle, c’est une activité qui la fait vivre,  l’occupe utilement et l’épargne de tout mauvais comportement qui serait dû au désœuvrement. De plus ce métier contribue dans la lutte contre le chômage.

Jeanne Bigirimana est une fille ressortissante de la commune et province de Rumonge habitant actuellement en zone urbaine de Buyenzi. Elle s’est rendue à Bujumbura en 2015 pour faire les études universitaires. Ayant terminé ses études, elle n’a pas eu la chance d’avoir un emploi au sein des structures gouvernementales ou dans des sociétés privées. Mlle Bigirimana a indiqué qu’elle a eu l’idée d’installer un restaurant mais le capital pour demarrer les activités lui a fait défaut. Elle a dit qu’il a cherché un peu de moyens pour louer une chambrette avant d’acheter le matériel nécessaire comme les casseroles, les fourchettes, etc. Mlle Bigirimana a fait savoir qu’elle a contracté un emprunt de 350 000 FBu auprès d’un membre de sa famille pour mettre en place ce petit équipement.   Selon elle, c’est un restaurant de la moyenne classe exigeant un investissement léger. Elle n’a pas oublié de mentionner  qu’à cette étape, il lui manquait encore une certaine somme d’argent pour s’approvisionner en vivres. « J’ai cherché une somme d’argent nécessaire  afin de me procurer des vivres telles  que les légumes, la pomme de terre, la banane, le poisson et la viande. J’achète à crédit d’autres vivres dans des boutiques environnantes quitte à payer le soir après avoir vendu. Il s’agit du riz, du haricot, de la farine de manioc et de maïs, les condiments, etc. », a-t-elle signalé. Mlle Bigirimana a fait remarquer qu’elle s’approvisionne une petite quantité proportionnelle à sa clientèle,  à ses moyens et à la capacité d’accueil de son restaurant. Pour elle, c’est un  métier très fatiguant car elle effectue cette activité   avec sa cousine seulement. « Je ne peux pas embaucher des travailleurs pour m’aider car  j’aurais des difficultés à les payer étant donné que j’obtiens un petit bénéfice de 5 000 FBu par jour », a-t-elle expliqué.Notre interlocutrice a conclu en disant que son investissement en restaurant est une activité qui la fait vivre,  l’occupe utilement et l’épargne de tout mauvais comportement qui serait dû au désœuvrement. 

EZECHIEL MISIGARO

Ouvrir