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ALUMA> Conférence de presse

Le représentant légal de l’association      « Action pour la lutte contre la malaria (Aluma), qui est également propriétaire du Centre de désintoxication et d’accompagnement psycho-social des personnes atteintes de pathologie, comme la toxicomanie ou autre, a organisé le jeudi 19 mars 2020, une conférence de presse sur le thème : « Les jeunes face aux drogues. Les consommateurs des drogues ne sont pas à abandonner ».aluma

Le représentant légal de cette association, Albert Mbonerane, a indiqué que la question de la santé humaine concerne tout le monde. « Si la société burundaise venait à se réveiller pour dire, finalement, les consommateurs des drogues ne sont pas à abandonner. Il ne faut pas donc que les parents prennent les mesures de chasser et de discriminer les gens qui prennent des drogues. C’est plutôt un moyen de dire, qu’est ce qu’on peut faire pour qu’il y ait une réintégration sociale », a dit M.Mbonerane, avant d’ajouter que c’est l’objectif maximal  de ce centre.M.Mbonerane a précisé qu’il y a des industries qui fabriquent du tabac, alors que ce dernier présente des effets néfastes sur la santé, dont les cancers. « Si on voit le coût des soins de santé pour quelqu’un qui a attrapé un cancer à cause de la consommation du tabac, si on mettait sur la balance, le producteur du tabac devrait se demander « si j’étais à sa place, quel serait mon sort ? » , a insisté M.Mbonerane. « Aujourd’hui, nous avons aussi un produit, qu’on appelle karibu, qui est en train de faire des dégâts au niveau des jeunes. Je suis étonné que ce soit un produit qui est vendu dans des boutiques à un prix acceptable mais qu’il ne soit  jamais servi dans des réceptions pour montrer que le Burundi fabrique un produit de qualité que l’on peut exposer. Les gens disent donc qu’avec la consommation de ce produit, la situation décline beaucoup et les jeunes se perdent. Il en est de même pour le booster. Comme il est vendu à un prix acceptable, au lieu d’aller acheter 1 gramme de cocaïne ou d’héroïne, ils préfèrent acheter le booster dont le prix est acceptable. Mais au niveau de la santé, c’est le gouvernement qui doit mesurer entre le coût de la santé et ce qu’on gagne quand on a payé pour les taxes. Ce qui est bizarre, c’est que la personne humaine investit beaucoup pour  la production des boissons prohibées, les stupéfiants, les drogues, alors que la première victime est la personne humaine elle-même.  Il faudra donc  mettre sur la balance. 

Cent huit nouveaux cas ont été accueillis

Le médecin chargé d’accueil à ce centre, Lydia Raïssa Ihorimbere a, quant à elle, signalé que depuis novembre 2019, date d’ouverture du centre, jusqu’en février 2020, on a accueilli 108 nouveaux cas dont 93, 5 % sont des usagers des drogues. Parmi ces derniers, 65, 60 %  sont des jeunes de moins de 30 ans et 88, 53  sont de sexe masculin.  M. Mbonerane  demande au gouvernement de mettre en place un programme national de santé mentale. 

Emelyne Iradukunda

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