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FILIERE CAFE> La nouvelle réforme

A quelque temps de la reprise en main de la filière café par le gouvernement du Burundi, les caféiculteurs en sont satisfaits mais soulignent quelques défis à relever. Le gouvernement du Burundi est, quant à lui, prêt à collaborer avec tous les intervenants. Tels sont les propos recceuillis le mercredi 18 mars 2020.cafe1

Le gouvernement du Burundi a dernièrement pris   l’initiative de se réengager dans la filière café après avoir remarqué quelques défis dans ce secteur. Les caféiculteurs apprécient cette mesure du gouvernement mais relèvent quelques défis, surtout en cette période de campagne café.Le président de la Confédération nationale des associations des caféiculteurs du Burundi (Cnac-Murima w’isangi), Jean-Pierre Ntabomenyereye se dit satisfait des efforts du gouvernement dans l’amélioration du secteur du café. Il indique que les caféiculteurs gardent l’espoir que le prix du café cérise pourra de plus en plus augmenter. M. Ntabomenyereye mentionne, néanmoins, que suite aux réformes de la filière café qui n’ont pas encore achevé, les caféiculteurs rencontrent des difficultés de pouvoir se procurer des intrants comme les fertilisants et les insecticites  dont ils ont besoin.  Selon lui, cette situation peut mener à la mauvaise récolte du café. Il se demande également du sort des employés qui ont perdu leurs emplois suite à cette mesure de reprise en main de la filière café par le gouvernement.

Collaborer avec les autres intervenants pour gagner le pari

La Cnac Murima w’isangi émet des recommandations pour que cette réforme soit effectuée d’une manière éfficace. D’après toujours M. Ntabomenyereye, la Cnac demande que toutes les usines de déparchage et de lavage continuent à fonctionner en vue de faciliter le travail des caféiculteurs. Elle demande aussi au gouvernement de  collaborer avec les autres intervenants pour gagner le pari. Selon le président de la Cnac, le travail en synergie devrait poursuivre.M. Ntabomenyereye précise qu’une période de transition devrait être de mise afin de mettre en application la réforme au fur et à mesure et mettre en place des mesures d’accompagnement en vue de faciliter les intervenants dans le secteur du café.

Le ministre Rurema indique que les préparatifs sur terrain sont en cours

A la question des employés qui ont perdu leurs emplois, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo-Guide Rurema, indique que ces derniers n’étaient pas gérés par l’Etat mais avaient leurs employeurs. Selon lui, ce qui est urgent est la régularistion des caféiculteurs.S’agissant du fonctionnement des usines de déparchage, le ministre Rurema  précise que beaucoup d’entre elles sont fonctionnelles et d’autres seront ouvertes au fur et à mesure que les cafés cerises arrivent à maturation. Selon lui, les préparatifs sur terrain sont en cours et le matériel nécessaire est en cours d’acheminement et toutes les stations qui restent seront ouvertes au plus tard le 25 mars 2020.En ce qui concerne le travail en synérgie, Déo Guide Rurema tranquilise en indiquant que le gouvernement est prêt à collaborer avec tous les intervenants, que ça soit les coopératives ou les autres privés.A la question des  rumeurs qui circulent comme quoi les caféiculteurs ont le problème d’écoulement de leur café suite à l’arrêt des travaux dans les usines de déparchage et de lavage, notamment dans les provinces de Kayanza, Muyinga et Ngozi, M. Rurema souligne qu’il s’est rendu dans ces provinces et a remarqué que c’était du café précoce que certains caféiculteurs avaient récoltés. Pour lui, c’était de l’exagération.Pour rappel, le gouvernement du Burundi vient de mettre en place un organe de l’Etat appelé Office pour le dévéloppement du café (Odeca). C’est un organe de réforme de la filière café qui va s’occuper de toutes les activités de ce secteur autrefois confiées aux autres sociétés.

Eric Mbazumutima

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