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MINISTERE EN CHARGE DU COMMERCE> Conférence de presse

Le ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme, soucieux de rendre la vie possible à la population burundaise, a organisé une série de descente chaque semaine pour se rendre compte de l’état des lieux de la variation des prix de certains produits comme le ciment, le sucre et les produits Brarudi. Cela a été dit par le directeur général du Commerce, Christophe Mutwa, lors d’un point de presse qu’il a animé le jeudi 19 mars 2020.commerce1

La flambée des prix observée pour les produits tels que le ciment de Buceco, le sucre et les produits Brarudi est liée à la pure spéculation des commerçants qui ne veulent que s’enrichir de façon illicite. Selon le directeur général du Commerce Chrisologue Mutwa, depuis que le personnel du ministère est dépêché pour aller sur terrain, l’état des prix des produits comme le ciment est revu à la baisse. Il a signalé qu’ils ont pris des mesures drastiques pour punir les commerçants qui s’adonnent à la hausse des prix. Plus de quatre-vingt commerçants ont été sanctionnés et ont payé une amende suivant la nature du produit et la quantité qu’ils ont vendue. Dans le tréror public, plus de dix millions de francs burundais (10 000 000 FBu) d’amende ont été versés endéans deux semaines. Pour M. Mutwa, le ministère a déjà démentelé un réseau de personnes qui se disent commissionnaires, c’est-à-dire des intermédiaires entre le grossiste et le détaillant qui créent des penuries de ces  produits, poussant ainsi les détaillants à pratiquer des prix exhorbitants. Il a aussi signalé que la Société sucrière du Moso (Sosumo) n’a jamais diminué la quantité du sucre livrée aux grossistes, comme quelques commerçants voudraient le faire croire à l’opinion nationale. Il a rappelé ainsi que le prix du sucre est de deux mille quatre cents francs burundais (2 400 FBu) par kilogramme, et pour les grossistes, cent onze mille      (111 000) FBu pour un sac de cinquante kilos qui est vendu à cent quatorze mille (114 000) FBu aux détaillants. Le directeur général du Commerce remercie vivement le personnel d’appui pour le travail déjà accompli mais aussi  les forces de l’ordre qui les accompagnent sur terrain et qui peuvent intervenir en cas de besoin. Il a en outre mis en garde les commerçants qui ne respectent pas les règles. « Il n’y a personne qui est au- dessus de la loi », a-t-il indiqué. Signalons que les magasins des commerçants récalcitrants sont fermés et sont réouverts une fois qu’ils ont payé l’amende correspondant à la faute commise.

Aline Nshimirimana

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