Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

DROITS DES PRISONNIERS> Etat des lieux de la mise en application de la mesure de la grâce présidentielle

Dans le but de se rendre compte de l’état de la mise en application de la mesure de la grâce présidentielle, la rédaction du journal   «Le Renouveau » s’est entretenue avec le président et représentant légal de l’association Ntabariza-SPF, Jean-Marie Nshimirimana qui a fait savoir que la commission chargée de cette activité est au travail et que, jusqu’aujourd’hui, aucun prisonnier n’a encore été libéré.justice

Dans un entretien accordé à la rédaction du Renouveau, Jean Marie Nshimirimana, président et représentant légal de l’association Solidarité avec les prisonniers (Ntabariza-SPF), a d’abord remercié la ministre de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux, d’avoir libéré certaines femmes prisonniers, dans le cadre  de la célébration de la Journée internationale de la femme, pour qu’elles aussi, puissent se joindre à leurs familles respectives lors de la célébration de cette journée. Concernant la mesure de la grâce présidentielle annoncée dans le message à la Nation en date du 31 décembre de l’an passé, M. Nshimirimana est d’abord revenu sur les principaux critères qui ont été pris pour qu’un prisonnier bénéficie de cette mesure de libération.« Sont bénéficiaires de la mesure de la grâce présidentielle, tout prisonnier ayant fait la moitié de sa période de détention, les femmes enceintes, les personnes handicapées et celles âgées ainsi que tous les prisonniers qui souffrent des maladies incurables », a rappelé M. Nshimirimana. Quant à sa mise en application, ce dernier a indiqué que depuis que le chef de l’Etat burundais a pris cette mesure, aucun prisonnier n’a été libéré jusqu’aujourd’hui. M. Nshimirimana a ajouté qu’au sein de l’association Ntabariza-SPF, on remarque une lenteur dans le traitement des dossiers de ces prisonniers bénéficiaires et concernés par cette mesure du chef de l’Etat, car, jusqu’aujourd’hui, aucun prisonnier n’a encore été libéré.

Certaines difficultés ont été soulevées

A la question de savoir les principales causes de cette lenteur  dans le traitement des dossiers, M. Nshimirimana a signalé que beaucoup de problèmes s’observent dans les procédures par rapport aux autres années. Il a souligné que la commission chargée d’analyser les dossiers des différents prisonniers concernés par cette mesure de la grâce présidentielle rencontre certaines difficultés. Auparavant, ladite commission était composée de dix-huit membres, mais actuellement, elle ne compte que cinq membres seulement. Raison pour laquelle l’analyse et le traitement des dossiers demandent une longue durée. M. Nshimirimana a également signalé que cette même commission éprouve des problèmes de moyens financiers et de déplacement pour se rendre dans les différentes maisons pénitentiaires. « Mais, nous espérons que le délai du mois de mars de cette année, qui a été fixé par le ministre en charge de la justice, sera maintenu  pour clôturer cette activité », a-t-il précisé.

« Le travail en synergie s’avère très important dans cette affaire »

Dans le cadre de la mise en application de cette mesure et en vue d’éviter la lenteur dans le déroulement de cette activité très importante tant pour les prisonniers bénéficiaires de cette grâce que pour leurs familles respectives et le pays, M. Nshimirimana a beaucoup insisté sur le travail en synergie entre toutes les parties prenantes. Lui-même ayant été prisonnier pendant douze ans, M. Nshimirimana a informé qu’au cours de ces dernières années, il y avait des cas où on remarquait  certains prisonniers libérés alors qu’ils ne sont pas concernés par cette mesure prise par le chef de l’Etat. « Les autorités concernées devraient renforcer la commission chargée de la mise en application par cette mesure afin qu’elle puisse analyser et traiter les dossiers des prisonniers le plus rapidement possible », a suggéré M. Nshimirimana. «Pour cela, nous allons également demander  au ministère de tutelle d’instruire les directeurs  des prisons d’aider  cette commission afin de ne pas pouvoir libérer des prisonniers qui ne sont pas réellement bénéficiaires de cette grâce présidentielle. Notre association s’est engagée à suivre de près les activités de libération des prisonniers concernés », a     indiqué M. Nshimirimana.

Avit Ndayiragije

Ouvrir