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BRB> Questions adressées au directeur en charge de la supervision de la stabilité financière

Lors des éclaircissements, le mardi 17 mars 2020, à propos de la lettre circulaire de la BRB adressée aux banques commerciales sur les conditions de règlement des transferts instantanés reçus de l’étranger, la presse a adressé des questions au directeur de la supervision, de la stabilité et de l’inclusion financière à la Banque centrale, Prosper Ngendanganya. Elles ont toutes reçu des réponses satisfaisantes.akab 2

A la question de savoir pourquoi ne pas laisser les clients des banques commerciales  toucher leurs fonds en devises et leur exiger de retirer en francs burundais, M. Ngendanganya s’est exprimé. «De par la réglementation en vigueur, la BRB a autorisé les personnes détentrices des devises de conserver leur argent sur leurs comptes en devises quitte à utiliser leurs fonds ultérieurement pour leurs besoins en devises». Aussi, a-t-il ajouté,  pour les retraits en devises, ces clients avaient la possibilité de faire les retraits éventuellement pour faire  des  opérations de change auprès des bureaux de change. Mais désormais, avec la nouvelle mesure, le change ne se fait qu'au niveau des banques commerciales sans aucune possibilité de faire des retraits en devises. A la question de savoir si la nouvelle mesure risque  de faire diminuer des transferts instantanés internationaux vers le Burundi, M. Ngendanganya a répondu que non. La tendance de ces transferts sera maintenue car les bénéficiaires de ces fonds ont réellement des besoins en francs burundais ici au Burundi. Ils ont besoin de toujours faire ces transferts». 

Bien cadrer les opérations de change au Burundi

M. Ngendanganya a rassuré que la mesure récemment mise en place par la banque centrale tient compte du contexte des nouvelles réglementations prises vers la fin de l’année 2019. Cette mesure rentre dans la continuité de bien cadrer les opérations de change au Burundi. La banque centrale est en train d’analyser la possibilité de faciliter l’acquisition d’autres types de monnaies qui n’étaient pas admises au change manuel par les banques commerciales au Burundi, aux personnes qui effectuent le commerce transfrontalier ou aux voyageurs utilisant la voie non aérienne. A titre d’exemple, il a cité le shilling tanzanien qui était obtenu aux bureaux de change. Il a fait savoir que la banque centrale va mettre en place une mesure appropriée pour faciliter les activités de ces commerçants ou de ces voyageurs.Pour le change au profit des importateurs, ces derniers bénéficient de change auprès des banques commerciales selon leurs disponibilités en devises.  Selon la marge de manœuvre de ces banques commerciales, M. Ngendanganya a rassuré que les importateurs sont toujours servis afin d’effectuer leurs activités d’importation. 

Ezechiel Misigaro

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