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MINHEM> Réunion de coordination de tous les intervenants dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement de base

Le ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines  à travers la direction générale de l’Eau potable et de l’assainissement de base a organisé, le mardi 17 mars 2020, en province de Gitega, une réunion de coordination de tous les intervenants dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement de base pour la bonne gouvernance du secteur. L’objectif de cette réunion était d’évaluer les recommandations de la précédente réunion et de la mise en œuvre du Plan national de développement du Burundi (PND). akab1

Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona, a indiqué que le secteur de l’eau potable et de l’assainissement de base est un secteur clé dans la vie de tout le monde. Il a fait savoir qu’au niveau de cette province, beaucoup d’activités ont été réalisées, d’autres sont en cours tandis que d’autres sont en préparation. Toutes ces  activités visent l’amélioration de ce secteur.  Prenant la parole, le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, a rappelé  que le secteur de l’eau potable et de l’assainissement s’entend comme étant une cohésion des sous-secteurs utilisateurs des ressources en eau et assainissement ainsi que toute activité concernant leur gestion, ou visant à assurer leur protection et disponibilité pour des générations actuelles et futures. Il a précisé que le PND du Burundi, horizon 2018-2027 prescrit au chapitre des priorités «l ’augmentation des taux de couverture, la professionnalisation de la gestion des services et des infrastructures pour garantir un accès durable à l’eau et l’assainissement de base afin de garantir 3 objectifs globaux. Ces objectifs sont : améliorer l’accès aux services d’eau potable, améliorer l’accès aux services d’assainissement de base et renforcer la gestion des sous-secteurs d’eau potable et assainissement de base.      « Au niveau de notre ministère, nous nous sommes donné comme leitmotiv la réalisation des projets « Eau et assainissement » pour l’atteinte des objectifs assignés qui ne sont succinctement autres que l’amélioration des conditions de vie de la population que nous sommes appelés à servir », a rassuré M. Manirakiza. 

Des défis persistent

 M. Manirakiza a souligné que le suivi -évaluation effectué régulièrement conduit à des résultats pour la plupart satisfaisants.  Il a profité de l’occasion pour apprécier l’appui traditionnel de certains partenaires techniques et financiers qui se sont particulièrement démarqués dans la contribution à la réussite de la mission du gouvernement dans ce secteur et de bien d’autres qui ne cessent d’appuyer ses efforts par des prestations de grande valeur, de bonne qualité et de toute envergure. « Bien que nous nous réjouissions du pas déjà franchi, le secteur de l’eau et de l’assainissement connait toujours un bon nombre de défis même si le gouvernement  a revu à la hausse l’enveloppe globale allouée à ce sous secteur. Il a cité entre autres l’accès aux services de l’eau et assainissement de base limité, la démographie galopante, la répartition inégale de la ressource eau. Il y a également l’appropriation de la gestion des infrastructures par l’administration locale, une cartographie non équitable dans la répartition des intervenants et les données statistiques non régulièrement actualisées. Il a fait savoir que pour résorber tous ces défis, il est requis que tout le monde s’aligne au PND 2018-2027 et à sa stratégie de mise en œuvre qui élève ce secteur au niveau de la priorité des priorités. 

Revoir l’enveloppe allouée à  ce secteur

A la fin de la réunion, le ministre Manirakiza a précisé que pour pouvoir répondre à ces défis, ils se sont convenus avec les partenaires que chacun va revoir son enveloppe allouée à ce secteur pour  le prochain budget annuel.         « Désormais aucun partenaire dans le secteur ne pourra participer s’il n’est pas capable de pouvoir financer ne fût ce qu’une alimentation en eau potable de 10 Km au minimum. Cela pourra aider le gouvernement à pouvoir alimenter la population dans les zones qui sont beaucoup plus nécessiteuses », a dit M.Manirakiza. Il a fait allusion dans ce cas aux provinces de Kirundo, Rutana et d’autres où jusqu’aujourd’hui on trouve moins d’intervenants puisqu’ils sont nombreux avec moins de moyens alors qu’il y a moyen  de se mettre ensemble pour faire des travaux de grande envergure.  Il a signalé que l’autre chose est de pouvoir respecter les protocoles d’accord signés avec le ministère sectoriel. « Bref, nous avons échangé et tout le monde a pu comprendre que le gouvernement ne veut qu’une bonne collaboration dans le but de pouvoir suivre le PND », a conclu le ministre Manirakiza. 
Emelyne Iradukunda

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