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INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN>Respect des recommandations formulées par le médiateur

L’Ombudsman de la république du Burundi, Edouard Nduwimana, a  tenu, ce mercredi 18 mars 2020, un point de presse sur l’état des lieux du respect des recommandations  par certains responsables des institutions publiques mises en cause dans les plaintes des citoyens. Il a précisé que certains dossiers de plaintes ont abouti grâce à l’intervention du président de la République, mais qu’il s’observe encore, de la part de certains responsables des administrations, des réticences à mettre en application  ces recommandations. eduard

L’Ombudsman Nduwimana a d’abord rappelé que par rapport aux missions particulières de  réconciliation et de paix lui assignées au niveau régional et international, l’Institution de l’Ombudsman  de la république du Burundi n’est pas en reste dans l’accomplissement de ses missions  traditionnelles qui sont celles d’assurer la médiation entre l’administration et les citoyens, examiner les plaintes des citoyens et mener  des enquêtes, faire des recommandations aux autorités compétentes et jouer le rôle d’observateur en ce qui concerne le fonctionnement de l’administration publique. 

Certaines recommandations sont mises en exécution

Comme l’a précisé l’Ombudsman Nduwimana, la médiation résulte de la volonté des parties au conflit d’aboutir à une solution. Il a ainsi rappelé que l’inégalité des parties en conflit naît quand il faut arranger les choses où, souvent, un simple citoyen se trouve face à toute une administration, avec ses mécanismes et sa force, où  le responsable de celle-ci, par ignorance ou par désinvolture, semble n’avoir rien à faire avec les recommandations formulées par le médiateur. M. Nduwimana a ainsi remercié vivement le président de la République du Burundi pour son intervention personnelle dans l’aboutissement de certains dossiers de plaintes, comme le cas du personnel de l’hôpital Prince Régent Charles dont la directrice a été remerciée,  ainsi que le cas du dossier des plants fruitiers qui vient d’être clôturé définitivement  par le payement des fournisseurs par l’Etat du Burundi avec un montant additionnel de plus d’un milliard et demi de francs burundais.Malgré cette bonne volonté des hautes autorités de l’Etat, M. Nduwimana  a signalé d’autres dossiers qui ont été clôturés au niveau de l’analyse par l’Institution de l’Ombudsman, mais dont les recommandations y relatives sont restées sans suite. Il a parlé entre autres, du dossier de la Mutuelle de la fonction publique où le personnel réclame leurs droits et dont le montant a, chaque fois, été budgétisé et est disponible sur les fonds de la mutuelle ; du dossier relatif à une expropriation du théier dans la commune Mabayi, colline Kigoma, par une société d’exploitation minière ; du dossier opposant l’Onatel et à ses anciens employés qui réclament l’exécution d’un jugement; etc.L’Ombudsman de la République du Burundi  a enfin rappelé qu’à l’heure où le pays chemine vers les élections générales de mai 2020, il y a un caractère assez sensible de cette période dans la conduite des affaires du pays, où certains mandataires et fonctionnaires de l’Etat prennent des décisions préjudiciables à l’Etat. M. Nduwimana a alors mis en garde tous ceux qui se rendent coupables de tels actes. Il les a exhortés à éviter d’être frappés par la loi sur l’action directe et récursoire en vigueur.

Eric Sabumukama

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