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FEMMES RAPATRIEES> Leur réintégration dans la société

Les personnes rapatriées, principalement les femmes, sont parmi les gens  qui sont souvent touchées par les maux qui se produisent dans la société. Dans un entretien accordé à la rédaction du journal «Le Reouveau», le vendredi 13 mars 2020, elles disent qu’elles sont touchées psychologiquement   que  physiquement et  souvent, les problèmes liés à la récupération des terres figurent au premier rang des difficultés rencontrées.

La femme rapatriée est le premier individu qui a subi  des traumatismes  que ce soit dans le pays d’exil ou quand elle retourne dans son pays d’origine lorsqu’elle  n’est pas soutenue par son mari.  Anastasie  Nahimana, une femme rapatriée depuis trois ans, a déclaré qu’elle n’a  pas jusqu’aujourd’hui récupéré les propriétés laissées par son mari. Cette femme est originaire de la commune Rumonge. Elle a dit qu’elle avait fui le pays pendant la crise de 1993. A son départ en Tanzanie, elle était veuve avec deux enfants. Comme la vie dans les camps n’est pas facile, elle a eu un troisième enfant. Elle a dit que cette situation est à l’origine d’un problème majeur avec sa belle-famille. « Mon enfant est devenu source de conflit entre ma belle-famille et moi. Elle a refusé de m’accueillir soit disant que je rentrais avec un enfant qui n’est pas de leur famille », a dit Mme Nahimana. Elle a précisé que cette famille n’est pas contente de leur retour parce que  les terres cultivables de son mari sont exploitées par ses beaux-frères.Mme  Nahimana  a également indiqué que suite à un terrorisme exagéré fait par sa belle-famille, elle a dû  quitter cette région avec ses trois enfants pour s’installer à Bujumbura. Pour elle, il lui semble qu’elle reste toujours en exil. « Même si je suis dans mon pays natal, il me semble que je ne me suis pas encore rapatriée car je n’ai aucun droit sur les propriétés de mon mari, ce qui était le cas quand j’étais  en Tanzanie », a-t-elle précisé. Mme Nahimana a dit  qu’elle attend le moment où elle aura de l’argent pour chercher l’intervention de la CNTB. Cette femme a demandé une assistance tant morale que matérielle pour qu’elle puisse récupérer ses droits et ceux de ses enfants. En plus, elle demande le soutien de son entourage pour sa réintégration en famille. 

Emelyne  Gahimbare  (stagiaire) 

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