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LOI SUR LA PRESSE AU BURUNDI> Droits et obligations des journalistes

La loi n°1 /19 du 14 septembre 2018 portant modification de la loi n°1/15 du 9 mai 2005 régissant la presse au Burundi, en son article 45 montre que le journaliste exerce son métier en toute indépendance et en toute responsabilité sur l’ensemble du territoire national. Dans l’exercice de son activité, il a le libre accès aux sources d’informations, et peut commenter et enquêter librement sur les faits de la vie publique. Toutefois, il est tenu dans l’expression de cette liberté au respect des lois, des droits et des libertés d’autrui.


Comme l’indique l’article 46 de cette loi, le journaliste a droit, sur tout l’étendu du territoire national, à la sécurité de sa personne et de son matériel de travail. « En dehors des espaces et des objectifs légalement protégés, il ne saurait lui être refusé le droit de filmer des événements, de publier et de commenter des informations à caractère public ».


La clause de conscience est une prérogative reconnue et garantie

L’article 47 de la loi régissant la presse au Burundi montre clairement que la clause de conscience est une prérogative reconnue et garantie. En vertu de ce principe, le journaliste a droit d’invoquer cette clause, pour quelque clause que ce soit, pour refuser de participer ou d’être associé à la réalisation de productions contraires aux règles de déontologie et aux bonnes mœurs.Le journaliste a droit également d’invoquer cette clause pour rompre le contrat qui le lie à son organe si l’orientation nouvelle de ladite entreprise est en contradiction avec les termes du contrat, sans préjudice des indemnités justes et équitables dues par l’employeur.En cas de conflit lié à la clause de conscience, le journaliste peut se libérer de ses engagements contractuels à l’égard de son employeur conformément à la législation du travail. Ainsi, la qualification des cas d’atteinte à la clause de conscience est laissée à l’appréciation du juge. « La protection des sources d’informations est reconnue et garantie », renchérit l’article 51.


Des obligations

Nous sommes exactement à l’article 52 qui stipule que, dans l’exercice de son droit d’informer, chaque professionnel de l’information est astreint au respect des lois et règlements en vigueur et au code d’éthique et de déontologie de la presse burundaise. « Il ne doit céder à aucune pression tendant à corrompre l’exactitude de l’information, et de ne publier que les informations équilibrées et dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies et soigneusement vérifiées».Tout journaliste a l’obligation de s’abstenir de tout acte de corruption dans le traitement de l’information, sous peine de poursuites judiciaires. Il est aussi tenu de faire une preuve d’intégrité morale et de se faire uniquement guidé par des faits dans le respect de certains principes. Il s’agit notamment de défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique; de ne pas dénaturer les textes et les documents dont il se sert pour présenter les faits ou les commenter; de rectifier en temps utile toute information publiée qui se révèle fausse ou inexacte. Le journaliste a enfin l’obligation de ne pas user des méthodes déloyales ou répréhensibles pour obtenir ou diffuser des informations, photographies et autres documents. 

     Expoité par Moïse Nkurunziza

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