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Zone Kamenge > Association des natifs

Il ne faudrait pas développer des différences quand on est fille et fils d’une même nation. Ces liens devraient encore être renforcés au sein des natifs d’une même zone. Promouvoir l’éducation dès la base, protéger l’environnement,  veiller à la cohésion sociale et encourager la promotion de la culture,  etc. ce sont entre autres des projets mis en priorité par les natifs de Kamenge. Ces derniers,  à travers leur association Anaka (Association des Natifs de Kamenge) ont décidé de suivre le conseil du Président de la République en ce qui concerne le regroupement des burundais au sein des associations des natifs et au sein des coopératives. Un entretien avec Bienvenu Irakoze, président de l’association nous en dit plus.bienvenu

Lors de leur rencontre pour se souhaiter les meilleurs vœux de nouvel An, après    3 ans d’existence de l’association Anaka,  Bienvenu Irakoze  rappelle aux natifs de Kamenge que le développement de leur localité dépendra d’eux-mêmes. En effet, il a complété le maire de la ville, la chargée de l’information et de la  communication au sein du parti CNDD-FDD, les militaires et policiers rassemblés au sein des associations des natifs de la mairie de Bujumbura. Ces derniers disent qu’il faut changer l’image que l’on porte toujours de Kamenge malgré son évolution. Aujourd’hui, comme le dit Bienvenu Irakoze, c’est aux natifs de redorer l’image de leur zone. En plus, il rappelle que Kamenge des années 93 est révolu. Des changements se sont opérés, et des projets seront bientôt réalisés par les natifs. Notre interlocuteur dit que l’image que les natifs donnent peut influer sur le développement de leur localité. Ce qui veut dire que leurs comportements peuvent aider à changer les préjugés que l’on a sur Kamenge. Si Kamenge a des docteurs en médecine, des ingénieurs dans divers domaines, des journalistes, des ambassadeurs, des enseignants, des directeurs dans divers domaines, des techniciens, etc., rien n’empêche que ces hauts cadres puissent contribuer à la propreté, l’assainissement, l’éducation, la promotion de l’économie, et bien d’autres. Toutefois, ce développement doit inclure même ceux qui vivent à Kamenge tout en n’étant pas des natifs et même les voisins de la zone  Kamenge.

  S’atteler au développement dans nos différences

M. Irakoze conseille aux jeunes de refuser tout accès à ceux qui les distraient. Kamenge a toujours été un terrain de bataille, mais il est temps que dans leurs différences, les natifs, chacun avec son talent, apporte sa contribution pour la protection de l’environnement, la promotion de l’éducation dès la base, la cohésion sociale, etc. Cela les aidera à mener à bout leurs projets de développement. Ainsi,  aujourd’hui, il faut qu’ils s’attèlent aux projets de développement tout en s’impliquant dans la politique non pas pour perturber mais pour faire partie des organes décideurs et être auteurs et décideurs dans ces œuvres. Pour M.Irakoze, cela n’est possible que si le pays est paisible. C’est pour cela qu’il faut la participation de tout un chacun pour que les vols, les perturbations diverses et les différents vices trouvés en capitale soient bannis à Kamenge. Il termine en rappelant que Kamenge est une localité qui accueille des gens de différentes nationalités, différentes ethnies, et différentes religions et partis politiques. Donc on ne peut envisager un développement communautaire sans inclure tout ce monde.


BLANDINE NIYONGERE

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