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LYCEE COMMUNAL REMERA> Les obstacles d’apprentissage scolaire par la fille du milieu rura

Dans un entretien accordé à la rédaction du Renouveau, le mardi 10 mars 2020, le préfet des études du Lycée communal Remera (Commune Gishubi), Eric Ngendakumana, a fait savoir que les efforts de l’Etat dans l’éducation pour tous ont amélioré le taux de participation de la fille. Cependant il a affirmé que ce taux diminue au fur et à mesure que l’on avance d’une classe à la suivante et cela pour des motifs variés. NGER1

 
M. Ngendakumana a indiqué que parmi les obstacles qui empêchent les filles d’arriver au bout ou d’obtenir de bons résultats dépendent des conditions de vie dans leurs familles et de la valeur que les parents donnent à l’éducation de la fille. Il a expliqué que même si les garçons sont confrontés à certaines difficultés presque pareilles à celles des filles, ces obstacles sont généralement plus difficiles à surmonter et plus fréquents  pour les filles aussi longtemps que la famille ne voit qu’elles sont bonnes pour le mariage et les travaux champêtres. «Même si la scolarisation des enfants peut se traduire par la capacité financière de la famille, il ne s’agit pas de la pauvreté de la famille qui fait le premier obstacle à l’amélioration de l’éducation de la fille, c’est plutôt le destin que la société lui impose.», a-t-il déploré. Il a regretté qu’avec l’insuffisance des moyens, la famille consacrera ses maigres ressources à l’éducation du garçon qu’elle considère comme un futur leader de la famille au moment où la fille est prise comme une future ménagère.

 
Des grossesses non désirées et des fiançailles précoces

Quant aux grossesses non désirées, cette autorité scolaire trouve que cela résulte des grandes conséquences liées à l’image et à l’encadrement léger que la famille a infligé à  la fille. En outre, M. Ngendakumana a déploré la tendance des jeunes hommes qui vont chercher des fiancées parmi les jeunes filles encore sur le banc de l’école. Il a dit que ce comportement souvent fréquent dans le milieu rural constitue un obstacle majeur pour l’apprentissage scolaire de la fille. M. Ngendakumana appelle les parents à éviter toute forme de discrimination basée sur le genre mais à prendre au même niveau les filles et les garçons. Il appelle aussi l’administration locale à collaborer avec les parents pour éradiquer tout facteur qui entraîne l’abandon scolaire spécialement chez les filles. 


Fiacre Nimbona

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