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Etablissements scolaires > Grogne des parents sur le commerce ambulant aux alentours des écoles

Le commerce ambulant aux environs des écoles devient une habitude. Or, la commercialisation des aliments cuits ou d’autres vivres peut provoquer des maladies liées au manque d’hygiène. Les parents ainsi que les responsables de  certaines écoles demandent une franche collaboration avec l’administration locale et la police pour une lutte efficace contre cette pratique.parents

 Certains parents, qui se sont entretenus avec Le Renouveau ont fait savoir que, quand leurs enfants rentrent de l’école, ils rencontrent à l’entrée ou aux environs des écoles des vendeurs de certains aliments cuits comme les beignets, les galettes, les biscuits mais aussi des glaçons fabriqués à partir des jus en poudre mélangés avec de l’eau « Nous ne savions pas si nos enfants achètaient ces produits alimentaires. Mais, certains d’entre eux disent souvent qu’ils ont mal au ventre. D’autres souffrent souvent d’angines ou d’autres maladies respiratoires. Quand on demande aux enfants ce qu’ils ont pris à l’école, ils révèlent qu’ils ont acheté soit des glaçons, des beignets ou des galettes », ont-ils précisé.Nos sources ont signalé que, quand les petits élèves souffrent des maladies causées par ces aliments, ils s’absentent souvent à l’école. Par conséquent, ils n’ont pas de bonnes notes. Aussi, ces élèves demandent toujours de l’argent à leurs parents avant d’aller à l’école pour acheter ce qui est en train d’être commercialisé à l’entrée ou autour de leurs écoles. Ces parents regrettent que ces enfants, quand ils sont à la maison, ils ont tendance à subtiliser une petite somme d’argent. Et cela peut susciter en eux un comportement de voleur quand ils deviennent adultes.Les élèves, quant à eux, disent que le commerce ambulant peut leur être bénéfique parfois : « Pour certains élèves, les parents n’ont pas de moyens pour offrir le petit déjeuner à leurs enfants. Ces derniers se contentent de ce qu’ils ont mangé la veille jusqu’à 15 h car ils habitent loin de l’école. A l’école, quand nous voyons nos camarades en train d’acheter certains aliments cuits, nous les partageons. Cela devient bénéfique pour nous car, nous parvenons à tenir le coup jusqu’à  arriver à la maison sans être trop affamés », ont-ils affirmé.Ces élèves ont cependant reconnu que  des fois, ces aliments sont mal entretenus. Par conséquent, ils causent certaines maladies liées au manque d’hygiène comme les vers intestinaux, la diarrhées et les vomissements, les angines  et d’autres maladies respiratoires.


Une collaboration entre l’administration, la police et les écoles s’avère nécessaire

 Quant à la directrice de l’Ecofo Stella Matutina, Marie Claire Inamahoro, le commerce ambulant devant les écoles provoque différents comportements des élèves :          « Normalement, nous avons l’habitude de chasser souvent les vendeurs ambulants qui se présentent devant l’école à la sortie des élèves. Les élèves qui veulent acheter les aliments cuits qui sont en train d’être commercialisés peuvent demander à leurs enseignants la permission d’aller se soulager. Mais,  nous avons observé qu’ils veulent devancer l’heure de rentrer pour aller chercher ces aliments. Cet élève qui pense toujours à ce qu’il désire acheter ne peut pas suivre correctement les activités en classe. Il use de différentes ruses pour avoir accès à ces aliments avant que les responsables de l’école ne chassent les vendeurs ambulants. Les élèves s’absentent souvent à l’école suite à des maladies provoquées par ces aliments mal préparés qui sont vendus à l’école», a-t-elle précisé.Mme Inamahoro a fait savoir qu’elle n’a ménagé aucun effort pour chasser ces vendeurs ambulants devant l’Ecofo Stella Matutina mais en vain. « Je prends un temps de me pointer devant l’école au moment où les élèves sortent des classes pour rentrer dans le but de chasser les vendeurs ambulants. Mais, comme ils sont en grand nombre, je n’y arrive pas. Ces vandeurs peuvent s’absenter un ou deux jours. Mais après, ils reviennent comme avant », a-t-elle déploré.Pour faire face à ce commerce ambulant devant et autour des écoles, la directrice de l’Ecofo Stella Matutina interpelle l’administration à la base ainsi que la Police à collaborer avec les écoles pour une lutte efficace dudit commerce.Elle fait un clin d’œil aux parents de réfléchir d’abord avant de donner de l’argent à leurs enfants sans savoir sa destination.   

   Rose Mpekerimana

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