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COOPERATIVES FEMININES> Leur rôle dans l’autonomisation de la femme

Dans la tradition burundaise, la femme devait s’occuper uniquement des travaux ménagers et des enfants. Avec la création des coopératives féminines et la participation dans la prise de décisions, elle est en train de devenir autonome, ce qui est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive.jac 5

Dans un entretien avec la représentante de la coopérative des femmes Société coopérative multisectorielle Twese ku kivi(Socomuk) sise en zone urbaine de Nyakabiga, Aline Nkurunziza a indiqué que la femme actuelle est différente de celle d’autrefois. Selon elle, la femme est en train de prouver qu’elle est capable de faire les mêmes travaux que les hommes, d’où la suppression progressive des mentalités qui qualifiaient la  femme d’être faible, mentalement et physiquement faible. Mais, à voir ce qu’elles sont en train de réaliser dans leurs coopératives et leur participation dans la prise de décisions dans tous les domaines de la vie du pays, tout montre que l’autonomisation de la femme est effective. Mme Nkurunziza a fait savoir que la coopérative Socomuk a déjà réalisé beaucoup de choses pendant une année sans recourir aux hommes. Initiée par « Femmes actrices de paix », la coopérative s’occupe aussi de la résolution de certains conflits sociaux et ses membres participent dans la prise des décisions administratives. « Il n’y a pas d’activités de développement destinées aux hommes ou aux femmes seulement. C’est pourquoi, au sein de notre coopérative, nous avons mis en avant les activités censées être des travaux des hommes.», a-t-elle précisé. La représentante de la Socomuk a fait savoir qu’elles fabriquent elles-mêmes des pavées, un travail qui demande beaucoup de forces. Elle a ajouté qu’elles donnent des formations dans la couture, principalement aux jeunes filles et aux femmes afin qu’elles puissent se débrouiller dans la vie et contribuer au développement du pays. Mme Nkurunziza a également précisé que la coopérative a aménagé un espace de gym tonique s’est révélé être un moyen de rassembler les gens

.Le manque de moyens et de matériel est un handicap majeur

 Christella Irafasha et Darlène Niyonsaba, des jeunes filles qui ont été formées en couture par la Socomuk et membres de cette coopérative, ont souligné qu’elles arrivent à satisfaire leurs besoins alors qu’avant, elles recouraient à leur famille ou à leurs amis. Mme Nkurunziza a indiqué que le plus souvent, le manque de travail peut être une source de conflits. D’après elle, la raison majeure de la création de leur coopérative est de donner des formations à la population dans les différentes activités afin qu’elle puisse créer de l’emploi. Mme Nkurunziza a fait savoir qu’elles ont un problème lié au manque de moyens et du matériel pour pouvoir réaliser convenablement leurs projets.La représentante de la Socomuk, Mme Nkurunziza, a terminé en demandant au gouvernement et à toute institution tant publique que privée de soutenir les activités génératrices de revenus des femmes afin qu’elles puissent donner elles aussi leur contribution dans tous les domaines de la vie du pays.


Julien Nzambimana

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