Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Rapatriement> Rapatriés venant de Tanzanie

Les Burundais continuent de rentrer d’exil. Ce processus se fait d’une manière satisfaisante car ces Burundais rentrent volontairement et en grand nombre. Plus de 300 Burundais sont rentrés dans l’après midi du 10 mars 2020 par la frontière Burundo-Tanzanienne de Mugina en province de Makamba. C’est du moins ce qui ressort de l’entretien avec Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes.retour3

volontairement par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR). Provenant de la Tanzanie notamment des camps de Nduta, Mtenderi et Nyarugusu, ces personnes sont composées de 194 familles dont 234 hommes et 122 femmes. Parmi ces réfugiés, 49 sont originaires de Makamba, 61 de Cankuzo, 137 de Ruyigi, de 31 Muyinga, 39 de Karusi, 29 de Rutana et 10 de Bubanza. Quant au rôle de la Police, le porte-parole dit que  cette dernière  accueille ces Burundais et veille à leur sécurité. La police rassure cette population et lui dit que le pays est paisible. C’est pour cette raison que ces gens reviennent en masse. Ainsi, le ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local,  prend le relai pour les aider à s’intégrer dans leur société, en les transportant et leur donnant un colis d’accueil pour commencer. Les messages rassurants leur  sont transmis et ils sont informés sur la situation qui prévaut en ce moment dans le pays. Selon notre interlocuteur, le fait que les gens rentrent en masse, cela signifie que les choses ont changé. D’habitude, des rumeurs font fuir les gens vers l’étranger à la veille des élections. Mais comme ils sont en train de revenir alors que la période des élections approche, c’est une chose rassurante. C’est signe que le pays est paisible. Mais, c’est aussi une occasion d’espérer que les choses iront bien même pendant la période électorale. Les gens ont compris qu’il n’y a plus d’intérêt de fuir mais plutôt qu’il vaut mieux qu’ils reviennent pour participer au progrès de leur pays avec les autres.


Blandine Niyongere

Ouvrir