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SOCIETE> Etat des lieux du retrait des personnes vulnérables en situation de rue

Le retrait des mendiants dans les rues est un projet du gouvernement malgré qu’il nécessite beaucoup de moyens. Le nombre des mendiants a été réduit et le taux de réalisation est de plus de 90 %.  Néanmoins, ce travail est un vaste programme qui connait également des défis puisque après un certain moment, on a observé que les enfants mendiants  étaient  en train d’augmenter dans les rues de Bujumbura. Mais, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre tranquillise que cette situation  sera maitrisée d’ici peu de temps.

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Dans une interview accordée à la presse, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a indiqué que  le retrait des mendiants dans les rues est un projet du gouvernement et que ce projet demande beaucoup de moyens. « Le gouvernement s’est engagé et la   meilleure solution est d’intégrer les enfants mendiants au niveau de leur famille. Le nombre de mendiants a été réduit, c’est un succès. Nous remarquons que le taux de réalisation est de plus de 90 % », a dit M.Nivyabandi.  Il a précisé que la plupart de ces enfants se trouvent à l’intérieur du pays et qu’ils ont intégré les écoles. « Nous avons pu retiré de la ville ces mendiants en les ramenant dans leurs provinces d’origine avec un capital de départ. Les femmes ont été formées en entrepreneuriat, ce qui leur permet d’embrasser de petites activités génératrices de revenus et les résultats sont très encourageants. », a-t-il rassuré. Néanmoins, M. Nivyabandi a ajouté que  le retrait des mendiants de la rue est un vaste programme et qui connait également des défis. « A un certain moment, on nous a raconté que les enfants mendiants sont en train d’augmenter dans les rues de Bujumbura.   Après investigation, on a trouvé que parmi les familles qui ont été victimes des inondations dans la zone de Buterere, il y avait, malheureusement,  des familles qui avaient reçu des enfants. Nous sommes au courant de ce phénomène mais cela n’est pas alarmant comme il  a été présenté par certaines  personnes. C’est une situation qui est maîtrisée. C’est pourquoi la première mesure que nous avons prise était de construire des écoles temporaires dans la zone de Buterere. Maintenant, les enfants vont à l’école. Il y a des familles qui, quand elles deviennent des victimes, puisque c’est la proximité du centre ville, on a tendance à voir les enfants et même les parents allaient mendier  pour avoir de quoi mettre sous la dent. Nous avons pu stabiliser la situation puisqu’on travaille avec nos partenaires et les familles victimes qui étaient des locateurs ont pu être aidées. Maintenant, on est en train de voir, avec les habitants de la zone Buterere et les autres zones touchées, comment les aider à reconstruire leurs  maisons. Si on abandonnait, ils risqueraient d’avoir un autre phénomène de mendicité », a dit M. Nivyabandi.  Le ministre a terminé en tranquillisant que d’ici peu de temps, la situation sera beaucoup plus maîtrisée. 


Emelyne Iradukunda

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