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FEMME RABATTEUSE> Son image dans la société

La société burundaise avait des limites fondées sur le genre  dans les activités diverses de développement. Aujourd’hui, les travaux sont exécutés par tous et sans discrimination fondée sur le genre. C’est ce qu’a témoigné une femme rabatteuse le lundi 09 mars 2020. Elle mène une vie simple et facile dans ce domaine.


Le rabattage  était considéré comme le travail réservé aux hommes. Avec le temps et avec l’évolution du monde vers le développement sans discrimination, les femmes ont pu trouver de l’emploi dans ce domaine au même titre que les hommes. Ce qui fait qu’aujourd’hui le parking des bus de la région nord du pays près du marché de Cotebu compte les femmes rabatteuses. Ce qui ne se remarque pas dans les autres parkings.Francine Nijimbere, une des femmes rabatteuses précise que ce n’était pas facile de s’intégrer dans la société étant une femme.  Selon elle, étant veuve depuis trois ans, cela lui a permis d’exercer le métier de son mari.  « Mon mari était rabatteur.  Leur association  accorde la faveur aux   femmes veuves  de continuer à travailler à la place de leur maris, je me sens à l’aise dans ce métier », a déclaré Mme Nijimbere.   Elle a  conseillé  aux femmes  de couper court  avec  toutes les   mentalités  qui leur dévalorisent. Elle trouve que même si  le métier de rabattage est compliqué, dur ou  fatiguant, c’est comme tous les travaux que les hommes ou les femmes exercent quotidiennement. «Le rabattage n’est pas tout à fait déshonorant, plutôt c’est un métier qui prouve qu’une femme est capable », a-t-elle indiqué.Quant aux hommes rabatteurs, ils sont satisfaits  de la collaboration avec leurs collègues féminins. Ils ont indiqué que les femmes respectent les heures de travail et travaillent de la même manière que  les  hommes. Ils ont dit que le fait d’associer les femmes veuves dans ce métier, c’est pour garder en mémoire leurs conjoints qui ne sont plus de ce monde, mais aussi pour les aider à assurer  la survie de leurs enfants. Les clients aussi ont dit qu’ils  ne voient aucun obstacle dans la collaboration avec les femmes.  Signalons que le règlement de l’association des rabatteurs accorde la faveur de donner quotidiennement la ration alimentaire à la famille laissée par leur collègue. Toutefois, il y a des femmes qui ont refusé de percevoir cette ration mais ont plutôt opté pour travailler  en tant que rabatteuses pour bénéficier de cette ration grâce à leurs propres forces.


Emelyne Gahimbare (stagiaire)

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