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FILIERE CAFE> Appréciations des caféiculteurs de la Province de Cibitoke sur la hausse du prix du café cerise

Après le dernier lancement de la campagne café par le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage la rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenu avec certains caféiculteurs de la colline  Muzenga en zone Buhayira de la commune Murwi dans la province de Cibitoke. Ils ont donné leurs appréciations par rapport à la prise en mains du secteur café par le gouvernement ainsi que la hausse du prix du café cerise.crise

 
Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, Jean Berchimans Bizimana, caféiculteur de la colline  Muzenga , a d’abord indiqué que le secteur du café a depuis longtemps connu beaucoup de difficultés, et que ces dernières ont agit: directement sur les caféiculteurs. M. Bizimana a ensuite ajouté que les principales difficultés concernent le paiement tardif voire le non paiement des caféiculteurs. « cela cause beaucoup de problèmes dans nos familles respectives car certaines dépenses sont comblées avec cet argent.  Ces problèmes ont eu lieu depuis la privatisation du secteur café », a mentionné M. Bizimana.M. Bizimana espère que la création de l’Office pour le développement du café au Burundi (Odeca), dans le but de remettre la filière café dans les mains de l’Etat vient pour changer beaucoup d’imperfections dans ce secteur.   En premier lieu, M. Bizimana a apprécié  la mesure du gouvernement du Burundi de revoir à la hausse les prix du café cerise A et  B, en les mettant respectivement à 550 et 275 FBu le Kilogramme. Il a ensuite salué le fait que le ministère ayant l’agriculture dans ses attributions  a promis que la date de paiement des caféiculteurs  sera au mois de mai pour la première tranche et le mois d’août pour la seconde tranche.Revenant sur les différentes dépenses liées, à la production, l’entretien et l’acheminement du café cerise vers les stations de dépulpage, M. Bizimana a affirmé que le montant de 550 FBu par le kilogramme ne suffit pas. Il a encore demandé au gouvernement du Burundi et aux autorités ayant la gestion du café dans leurs attributions de penser à revoir également les prix du café afin  de motiver et d’encourager les caféiculteurs à cultiver cette culture combien importante dans la croissance de l’économie  nationale.

Avit Ndayiragije

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