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COMMUNE ISARE> Des dégâts matériels causés par l’écroulement de la vallée Karama

Au moins cinq maisons situées dans la localité  Gasenyi sont déjà emportées par l’écroulement de la vallée Karama et sept autres sont sur le point de s’effondrer au moment où plusieurs champs ont également été emportés. Tel est le constat de la rédaction du journal « Le Renouveau », dans l’après-midi du mardi 10 mars 2020. Même s’il y a des mesures déjà prises, l’administrateur de la commune Isare, Gilbert Niyonkuru, lance un cri d’alarme à l’endroit du gouvernement du Burundi et de tout autre bienfaiteur de venir en aide d’urgence surtout dans les travaux de protection de cette localité.degats


Se trouvant tout près de la route nationale n°1, non loin du palais présidentiel Ntare Rushatsi, côté de la commune Isare; la localité de Gasenyi connue également sous le nom de chez Itonde est menacée de glissements. Selon les témoignages, la situation s’est empirée à cause des eaux de ruissellement provoquées par l’amplification du phénomène des constructions anarchiques depuis la source de cette vallée, à coté de l’église « Cross church Karama ».Se trouvant dans une désolation totale, visiblement fatigué et désespéré, Julien Ndimurwanko, un âgé de plus de 60 ans rencontré dans cette localité, s’inquiète d’un lendemain qui déchante surtout pour leurs enfants. « A part ces dégâts, il y a des familles qui n’ont pas de domicile ou qui, quand il pleut la nuit, ils sont sommées de déménager». La population de cette localité se plaint que la société chinoise qui a protégé les rives de la rivière Gasenyi n’a pas protégé cette vallée affluante. A ce sujet, elle ne convergent pas totalement avec l’administrateur communal qui, indique qu’il y a d’autres activités anthropiques qui empirent cette situation. «Nous invitons  la population de cette localité à planter beaucoup d’arbres surtout dans le cadre du programme « Ewe Burundi urambaye». Hélas, cette population se montre insouciante », a expliqué l’administrateur Niyonkuru.

Des signes d’espoir

Interrogé à ce propos, l’administrateur communal d’Isare, Gilbert Niyonkuru, a affirmé que l’administration fait de son mieux pour la protection de la population et de ses biens. « Nous continuons à protéger les montagnes surplombant la ville de Bujumbura en traçant les courbes de niveau et les caniveaux   En plus, d’autres mesures ont été déjà prises. Il s’agit par exemple de la sensibilisation de la population à bien protéger ses terrains surtout en traçant  des haies antiérosives.En plus, M. Niyonkuru a rappelé que, même s’il y a des hors-là-loi, l’extraction des moellons et graviers sur cette colline est prohibée. Pour ce fait, il a appelé l’administration à la base ainsi que la police à punir sévèrement et exemplairement les récalcitrants.Enfin, une bonne nouvelle pour cette population si désespérée aujourd’hui plus que jamais auparavant suite à cette situation dramatique est que, très prochainement, si rien ne change, cette localité sera protégée. « Il y a un projet du gouvernement du Burundi en collaboration avec le programme de la Banque mondiale chargé de la protection du sol qui débutera ses activités ».Il sied de signaler aussi que d’autres lieux qui sont  proches de cette localité sont également menacés d’écroulement.  Il s’agit notamment de la localité de Cari, Nyakabugu, Muberure et sur le pont Gikoma.

                                      Moïse Nkurunziza

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