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CENI> Point de presse

En présence de tous les commissaires, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Pierre Claver Kazihise, a animé un point de presse au cours duquel il a rendu public les résultats  de l’analyse des candidatures à l’élection présidentielle 2020. Il a parlé des dossiers qui ont été acceptés et ceux rejetés tout en donnant les raisons qui ont poussé le rejet et l’acceptation de certains dossiers. ceni3


Dans ce point de presse, le président de la Ceni a rappelé que depuis le 28 juin 2019 le calendrier électoral a été publié et qu’il donnait toutes les dates des activités prévues pour les élections de 2020. Selon lui, les dates de dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle étaient fixées du 25 février au 5 mars 2020. Il a ensuite félicité les candidats qui ont déposé leurs dossiers en toute courtoisie et dans les délais. 


Quatre dossiers ont été rejetés 

Avant de parler des dossiers acceptés et ceux rejetés, M. Kazihise a annoncé qu’au total dix candidats ont déposé leurs dossiers de candidature à l’élection présidentielle et qu’ils ont été soumis à une analyse approfondie sur base principalement des dispositions de la Constitution et du Code électoral. Ainsi, les candidats dont les dossiers ont été admis sont Evariste Ndayishimiye du parti CNDD-FDD, Agathon Rwasa du parti CNL, Gaston Sindimwo de l’Uprona, Léonce Ngendankumana du parti Sahwanya Frodebu sans oublier les candidats indépendants Francis Rohero et Dieudonné Nahimana.Les candidats dont les dossiers n’ont pas été acceptés sont Jacques Bigirimana du parti FNL ; Anicet Niyonkuru du parti CDP ; Valentin Kavakure du parti FPN-Imboneza et Domitien Ndayizeye représentant la coalition Kira-Burundi. Toutefois, le président de la Ceni a précisé que si un dossier de candidature n’est pas accepté au niveau de la Ceni, le code électoral prévoit la possibilité de faire recours auprès de la Cour constitutionnelle dans un délai de deux jours calendrier.        « Donc, les candidats dont les dossiers n’ont pas été acceptés et qui ne sont pas satisfaits de la décision de la Ceni peuvent emprunter cette voie qui est légalement connue ». Il a également tenu à rappeler, surtout aux candidats  dont les dossiers ont été acceptés, que la période de la campagne électorale n’est pas encore venue. Selon lui, elle est connue de par le calendrier électoral mais elle sera ouverte par un décret présidentiel. « Que personne donc ne passe outre la loi et s’adonne à une campagne prématurée. Au contraire, il fera face à la rigueur de cette même loi ».

 
Les raisons du rejet de certains dossiers des candidats

  Parlant des raisons qui ont motivé l’acceptation ou le rejet de candidatures, le président de la Ceni a indiqué qu’elles sont simples et sont précisées à la fois dans la Constitution et dans le Code électoral. « Il y a des dispositions qui précisent les exigences en ce qui concerne la candidature à l’élection présidentielle ».  Selon lui, toutes ces dispositions peuvent faire en sorte qu’un candidat ou un autre qui ne les a pas remplies, ne soit pas accepté.  « Les raisons sont là mais bien sûr il y a l’analyse de la Ceni mais également le recours possible au niveau de la Cour constitutionnelle qui peut effectivement revoir ce que la Ceni a proposé ». Il a ainsi fait savoir que si au  niveau légal tout ce qu’on demande se retrouve dans le dossier, celui-ci est accepté. Mais s’il y a un manque quelconque, il n’est pas accepté. « Il fallait absolument observer les dispositions légales en la matière en se référant à la Constitution et au Code électoral ».

 Astere Nduwamungu

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