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SFBSP-BURUNDI> Célébration de la Journée internationale de la femme

La  Solidarité des femmes burundaises pour le bien être social et le progrès s’est joint, le lundi 9 mars 2020, au monde entier, pour célébrer la journée internationale de la femme. FEMME23Les cérémonies se sont déroulées au centre ombre de la femme sise à Kamenge. La présidente de cette association a invité les participants à lutter contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre faites aux femmes et aux filles.


Les cérémonies marquant la célébration de la Journée internationale de la femme a débuté par une marche. Les participants à ces festivités scandaient des slogans visant la promotion des droits de la femme. Dans son discours de circonstance, Espérance Ntirampeba, présidente et représentante légale de l’association a rappelé  que dans notre pays, cette Journée est célébrée sous le thème : « Levons-nous tous pour la réalisation des droits de la femme ». Elle a signalé que le chemin est encore long puisqu’ il y a encore des femmes et des filles qui subissent des  violences sexuelles et celles basées sur le genre. Elle a fait savoir que ces dernières sont victimes des grossesses précoces et forcées, dont les conséquences fâcheuses sont  nombreuses.  Mme Ntirampeba a précisé qu’il y a également des femmes qui n’ont pas le droit de choisir les méthodes contraceptives leur permettant de limiter les naissances. Pour cela, Mme Ntirampeba a indiqué que les filles et les femmes devraient avoir un droit sur leur santé, être représentées suffisamment dans les instances de prise de décision et devraient être prioritaires dans les programmes innovants de protection sociale afin d’aboutir  au développement durable. 

FEMME24« Comme le précise le Plan national de développement, le souhait est que,  jusqu’en 2030, l’effectif des filles qui auront terminé l’école primaire et secondaire, soit égal à celui des garçons », a dit Mme Ntirampeba. Elle a ajouté également qu’il faut briser les stéréotypes sexistes pour promouvoir et respecter les droits des femmes. Elle a terminé en rassurant que cette association s’est engagée à éradiquer toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles en combattant surtout le mariage précoce et forcé. Divine Kaneza, chargée des actions de lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre au sein de cette association,  a indiqué que le 8 mars est une journée de lutte pour les droits de la femme. « Il faut que cette journée ne se termine pas dans les festivités. Chaque femme est invitée à s’auto évaluer et voir l’étape déjà franchie dans le cadre de la réalisation de ses droits et ce qui reste à faire », a dit Mme Kaneza.

 
Emelyne Iradukunda

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